Sports

Pas assez d'homosexuels aux Jeux olympiques?

Pierrick de Morel, mis à jour le 10.10.2012 à 10 h 34

2012 London Olympic Games Torch / Charles Atkeison Âµg via Flickr CC, Licence By

2012 London Olympic Games Torch / Charles Atkeison Âµg via Flickr CC, Licence By

L’acteur britannique Rupert Everett s’est plaint du manque d’homosexuels lors des Jeux olympiques de Londres, et de la manière dont étaient traités les athlètes homosexuels.

Selon lui, le fait que l’homosexualité d’un sportif ne soit jamais ouvertement mentionnée lors des épreuves des JO résulte de comportements «conservateurs» et de l’homophobie qui persiste dans le monde du sport, comme le rapporte le Telegraph:

«Vous écoutiez les commentateurs et ces derniers disaient  "Cette athlète est mère de famille... C’est quelqu’un d’autre". Mais ils ne disaient jamais “C’est un homosexuel”. Le sport et le showbiz sont toujours très homophobes et c’est étrange que personne ne le remarque.»

L'acteur connu pour son rôle dans le film Shakespeare in Love s'exprimait lundi 8 septembre dans le cadre d'un festival de littérature organisé par le Times à Cheltenham. Il a regretté qu'aucun homosexuel n'avait porté la torche olympique durant le relais avant les jeux, alors que «tous les genres de l'humanité avaient porté la torche». Le Telegraph nuance cependant cette accusation en précisant que l'homosexualité connue de Clare Balding, ancienne jockey et présentatrice pour la BBC, ne l'a pas empêchée de prendre part au relais de la flamme olympique.

Rupert Everett n’est pas le premier à s’interroger sur le traitement réservé aux homosexuels lors des grands compétitions sportives internationales. En août dernier, en plein milieu des JO de Londres, le journaliste William Lee Adams remarquait sur le blog du Time, Olympics, consacré à cet événement que peu d’athlètes osaient révéler publiquement leur homosexualité. Une retenue qu'il expliquait par la peur des réactions face à ce coming-out:

«Les athlètes se sont entraînés toute leur vie pour représenter leurs pays aux JO. En faisant leur coming-out, ils craignent que cela n’incite des sponsors à cesser leurs partenariats, que les stéréotypes négatifs ne fassent partir leur entraîneur et amènent leurs coéquipiers à s’interroger sur leurs capacités sportives.»

La preuve, s'il en fallait une, que le monde du sport doit encore s'interroger sur la manière dont il traite les homosexuels.

Pierrick de Morel
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