France

Strasbourg: un homme tué par la police lors d'une opération antiterroriste

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 06.10.2012 à 19 h 11

Un membre de la police scientifique quitte l'immeuble du quartier de l'Esplanade à Strasbourg où un suspect a été tué samedi 6 octobre. Vincent Kessler / Reuters

Un membre de la police scientifique quitte l'immeuble du quartier de l'Esplanade à Strasbourg où un suspect a été tué samedi 6 octobre. Vincent Kessler / Reuters

Actualisé samedi 6 octobre à 17h45

Lors d'une opération antiterroriste qui s'est déroulée dans le quartier de l'Esplanade à Strasbourg samedi 6 octobre, un homme qui a tiré sur les policiers, blessant trois d'entre eux, a été mortellement blessé par les tirs des policiers. L'opération était menée dans le cadre de l'enquête sur le jet d'un engin explosif dans un magasin casher de Sarcelles (Val d'Oise) le 19 septembre, qui avait légèrement blessé une personne.

D'après FTVI, les hommes de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) «sont entré dans le domicile du suspect vers six heures du matin, mais celui-ci leur a tiré dessus. Les policiers ont riposté et l'ont touché mortellement, d'après les premiers éléments de l'enquête».

Un des policiers a reçu une balle à la tête et une au niveau du coeur, mais ses jours ne seraient pas en danger, son casque et son gilet pare-balles ayant arrêté les projectiles. L'opération, menée simultanément dans plusieurs villes de France, notamment en région parisienne et à Cannes, «a conduit à sept interpellations» selon un communiqué de l'Elysée.

Selon une source policière citée par l'AFP, «tous les suspects appartiendraient à la mouvance salafiste».

Pour Jean-Marc Ayrault, qui s'est exprimé sur le sujet lors d'un déplacement à Lille avec Martine Aubry, relate Libération, «c’est une opération très sérieuse, d’envergure, qui est lancée déjà depuis plusieurs semaines et qui vise à démanteler des réseaux terroristes».

D'abord chargé de l'enquête, le parquet de Pontoise s'en est déssaisi «au profit du parquet antiterroriste qui a confié l’enquête à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire», poursuit le site du quotidien.

A la mi-décembre 2000, un attentat contre le marché de noël de Strasbourg avait été déjoué par la police allemande et la DST. Les auteurs, un commando islamiste basé à Francfort, s'apprêtaient à placer une charge explosive sur le marché en décembre 2000. Le cerveau de l'opération, Mohamed Bensakhria, appartenant au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), avait été arrêté six mois plus tard en Espagne où il s'était réfugié.

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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