France

Tapie, dix ans d'élections mouvementées à Marseille

Temps de lecture : 2 min

Bernard Tapie au Palais de Justice de Paris en Octobre 2005. Charles Platiau/REUTERS
Bernard Tapie au Palais de Justice de Paris en Octobre 2005. Charles Platiau/REUTERS

Marseille n’a visiblement pas fini d’entendre parler de Bernard Tapie. Selon Europe 1, il envisagerait de se présenter aux municipales en 2014:

«Il estime que la situation est propice, avec un Jean-Claude Gaudin qui, selon lui, n’a pas préparé sa succession et une gauche locale morcelée. Son idée: une candidature de coalition, extérieure au jeu partisan, pour ceux qui voudraient le changement à Marseille.»

Un retour en politique que l'ancien ministre a démenti «vigoureusement» selon l'AFP, affirmant que cette rumeur était «sans fondement».

Bernard Tapie est devenu au cours des années 80-90 une figure de la politique marseillaise. C’est là qu’il fait ses premiers pas en politique en 1988.

Atlantico rappelle qu’il rencontre François Mitterrand en 1987, qui cherche «des personnalités non issues de la classe politique». Alors président de l’OM, il se présente aux élections législatives dans la 6e circonscription de Marseille, en tant que candidat soutenu par la majorité présidentielle.

Il perd l’élection de justesse au profit de l’UDF Guy Teissier, mais il bénéficie de l'invalidation de l’élection par le Conseil constitutionnel. Il se représente en 1989 lors de l'élection législative partielle et remporte la circonscription.

En 1992, il se présente aux élections régionales dans la région Paca en tête de la liste de gauche Energie Sud. La campagne est marquée par de violents affrontements avec le Front national, dont Tapie considère les électeurs comme «des salauds». Il finit troisième avec un peu plus de 22% des suffrages.

En 1993, il est réélu d’une courte tête dans la circonscription de Gardanne, près de Marseille. Les circonstances de cette victoires restent obscures, rappelait Le Parisien en 2010.

Bernard Tapie aurait rencontré secrètement Jean-Marie Le Pen entre les deux tours pour lui demander de maintenir son candidat et faire ainsi perdre la droite. Le leader frontiste affirme que le rendez-vous a bel et bien eu lieu:

«Tapie m'a demandé de maintenir mon candidat pour faire barrage au candidat de la droite.»

«Il n'y a pas eu d'accord, pour la simple et bonne raison que nous avions décidé de maintenir nos candidats partout.»

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L’année 1994 voit son dernier succès électoral, relate Atlantico: il remporte le cinquième canton de Marseille, avant de devoir abandonner toute ambition politique dans la cité phocéenne après sa condamnation en 1995 dans l’affaire VA-OM, qui le rend inéligible pendant sept ans.

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