France

Municipales 2014: les villes convoitées par le Front national

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 05.10.2012 à 18 h 11

Marine Le Pen, le 17 juin 2012. REUTERS/Jean-Yves Bonvarlet

Marine Le Pen, le 17 juin 2012. REUTERS/Jean-Yves Bonvarlet

Fort de ses 17,9% au premier tour du scrutin présidentiel et de son score aux législatives, qui ne s’est traduit par l’entrée de deux députés à l’Assemblée nationale (sous la bannière du «Rassemblement bleu Marine»), le Front national compte sur les prochaines échéances électorales, les municipales de 2014, pour renforcer son implantation locale, avec comme objectif la conquête de mairies.

Le parti va «investir un maximum de candidats dans les villes de plus de 9.000 habitants», a ainsi déclaré Marine Le Pen. Depuis les années 90, quand le FN gérait Toulon, Marignane, Orange et Vitrolles, le parti n'a plus jamais été responsable d'une commune.

L’institut Ifop a recensé pour le journal Le Monde les 77 communes de plus de 4.000 habitants [PDF] dans lesquelles le Front National a franchi la barre des 40% au second tour des législatives. Dans sa note, Jérôme Fourquet précise:

«S’il s’agit en majorité de communes de taille modeste, 13 d’entre elles (Hénin-Beaumont, Istres, Aubagne, Cavaillon, Fréjus, Forbach, Saint-Priest etc...) dépassent les 20.000 habitants et leur basculement au Front National pourrait donc constituer un évènement politique d’importance.»

A Tarascon (9.431inscrits) et Hénin-Beaumont (19.211 inscrits et ville de la circonscription de Marine Le Pen), le FN faisait respectivement 57,40% et 55,10% des voix au second tour des législatives. A Cavaillon, ville qui compte plus de 17.000 inscrits, le parti de Marine Le Pen atteignait les 49,30% en duel avec la droite face au maire sortant.

Dans des villes de gauche, dans lesquelles «une très large partie de l’électorat de droite local, privé de candidat au second tour, s’est reporté sur le Front national» au second tour des législatives, poursuit l’Ifop, le FN pourrait aussi profiter à la fois d’un vote-sanction contre la gauche et d’un soutien massif de l’électorat de droite. C’est le cas de communes comme Forbach (Moselle), Harnes (Pas-de-Calais), Saint-Priest (banlieue lyonnaise), Arles, Miramas ou Aubagne (Bouches-du-Rhône).

Parti de petites et moyennes villes, le FN «réalise ses meilleurs scores dans les communes dont la population ne dépasse pas les 30.000 habitants», rappelle Le Monde. Et dans le sud-est du pays. «36 communes sur les 77 étudiées sont situées entre Nîmes et Nice».

Le site France TV Info a par ailleurs mis en carte la liste dressée par l'Ifop.

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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