Culture

JK Rowling bientôt de retour dans la littérature pour enfants?

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 28.09.2012 à 10 h 06

J.K. Rowling lors d'une lecture en avril 2010, via Flickr, par Daniel Ogren

J.K. Rowling lors d'une lecture en avril 2010, via Flickr, par Daniel Ogren

J.K. Rowling a déclaré à la BBC qu’elle était à un point de sa carrière où elle n’avait plus à écrire «simplement pour gagner de l’argent» (étant la 30e fortune d’Angleterre, on s’en doutait un petit peu). Elle se sent donc libre de créer quelque chose pour son propre épanouissement et pour ses lecteurs, et cela pourrait être un nouveau tome du petit sorcier «ébréché».

«Lui dire au revoir était une meurtrissure. Si j’avais une idée fabuleuse qui devait venir de ce monde-là –un monde sur lequel j’adorais écrire– je m’en saisirais», mais ce ne serait pas en mettant Harry au centre a priori: «J'en ai fini avec l'histoire d'Harry», a-t-elle ajouté.

Les 450 millions d’exemplaires vendus dans le monde laissent penser que les fans seraient plutôt contents de se replonger dans les histoires de sorts et de balais.

En attendant, J.K. Rowling est passée à la littérature pour adultes. Son nouveau roman Une place à prendre (chez Grasset), sort le vendredi 28 septembre en France. L’auteur y explore la classe moyenne britannique qu’elle a bien connu avant de devenir l’une des femmes les plus riches du monde.

Et adultes ou enfants, le plan com’ de l’écrivaine ne change pas. «Stratégie du secret, lecture des épreuves proposée à des journalistes triés sur le volet, embargo international sur le sujet de son nouveau livre et teasing au compte-goutte... Le bureau de marketing qui orchestre la carrière de l’écrivain met tout en œuvre pour que le livre soit un best-seller avant même sa sortie», explique le site Evene.fr. «Selon la chaîne anglaise de librairies Waterstone,  Une place à prendre serait l’objet d’un record de précommandes s’élevant à plus d’un million

Il n’est pas dit que le roman soit à la hauteur de toute cette attente. Selon le Guardian (l’un des rares à avoir pu lire le livre avant sa sortie), Une place à prendre est «prisonnier de ses conventions», «l’intrigue est souvent prévisible», les métaphores sont maladroites... Si le livre n’est «pas si mauvais», tempère le quotidien britannique et que «tout se tient plutôt gentiment», cela laisse «un sentiment de déception».

Se retourner vers l’univers d’Harry Potter n’est peut-être pas une si mauvaise idée.

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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