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Le nouveau MySpace de Justin Timberlake sera-t-il l'alternative à Facebook?

Will Oremus, mis à jour le 25.09.2012 à 19 h 21

Home page du nouveau MySpace. Capture d'écran

Home page du nouveau MySpace. Capture d'écran

Vous connaissez déjà le scénario. Le plus grand réseau social au monde subit une invasion d’annonces, de spams, d’intrusions privées, laissant la voie libre à une alternative plus propre, plus simple et plus esthétique. Oui, Facebook n’a qu’à bien se tenir face à son petit rival foutraque et arriviste, MySpace.

Certes, à court terme MySpace ne risque pas de concurrencer Facebook sur le terrain de la suprématie des réseaux sociaux. Mais la relique quasi-archaïque va bientôt se relancer, avec une interface saisissante qui fera passer celle de Facebook pour celle d’un réseau surchargé et daté.

Le site redesigné, qui opte pour le défilement horizontal et semble emprunter librement au réseau de partage d’images Pinterest, a été révélé lundi 24 septembre à Los Angeles par les copropriétaires Chris et Tim Vanderhook et le nouvel investisseur, Justin Timberlake. Les Vanderhook ont racheté le site presque moribond en juin 2011 à la société News Corp de Rupert Murdoch, pour seulement 35 millions de dollars (27 millions d'euros), alors que News Corp l'avait payé plus d’un demi-milliard (386 millions d'euros) en 2005.

Dans sa nouvelle incarnation, le site s’éloigne un peu plus de ses racines de réseau social de masse. Notons qu’il semble demander aux utilisateurs de se logger via Facebook ou Twitter plutôt que de construire leurs propres profils. Le réseau va se recentrer strictement sur une formule réservée aux musiciens, aux artistes, aux célébrités et à leurs fans. Le rôle de Timberlake sera de promouvoir le site, pas seulement en direction du public, mais auprès de ses potes d’Hollywood, selon The Hollywood Reporter.

On peut être sceptique quant au besoin d’une alternative pour l'expression des célébrités vers leurs fans, et le fait que le nouveau MySpace semble favoriser une approche laptop/dekstop plutôt qu’une interface mobile pourrait entraver sa croissance. Mais, cependant, l’attention accordée à cet événement est une preuve qu’il existe un appétit grandissant pour une alternative à Facebook, en raison de la gestion des données privées et de la baisse de coolitude du site de Zuckerberg.

Will Oremus
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Journaliste
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