Economie

Le trader français est charmeur, l'anglais brutal, l'allemand rigoureux

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 22.09.2012 à 9 h 52

Un trader de la Bourse de Frankfort, le 17 août 2007. REUTERS/Kai Pfaffenbach.

Un trader de la Bourse de Frankfort, le 17 août 2007. REUTERS/Kai Pfaffenbach.

Quelles sont les différences entre un trader français, un trader allemand et un trader britannique? Le Banking Blog du quotidien britannique The Guardian, qui s’intéresse à la finance sous l’angle anthropologique, tente de répondre à cette question en interrogeant, sous le couvert de l’anonymat, un trader de Francfort. Sous le nom d’emprunt de George, celui-ci détaille les différences de taille et de stabilité entre les établissements britanniques et allemands (les premiers sont plus grands et le turnover y est plus important), puis les différences de comportement entre les traders:

«Le trader londonien moyen est une jeune brute arrogante, grossière et bruyante avec trois pintes dans le sang. […] Ce qui les rend fous, c’est que les Allemands suivent les règles. Il y a eu des traders véreux à Paris et Londres, mais jamais à Francfort, peut-être parce qu’ici, on ne fait pas d’exceptions. Les traders parisiens tenteront parfois d’utiliser leur charme pour vous faire assouplir les procédures, en disant "Faites-le pour moi, s’il vous plaît, comme une faveur spéciale?". Et les traders londoniens tenteront de vous brutaliser pour se dégager le passage.»

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (944 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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