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La Pologne veut restaurer le QG d'Hitler, la tanière du loup

Pauline Moullot, mis à jour le 19.09.2012 à 14 h 51

The Wolf’s Lair/Jerome Fossaert via FlickrCC license by

The Wolf’s Lair/Jerome Fossaert via FlickrCC license by

Le QG polonais d’Hitler sera restauré. C’est ce qu’a demandé le gouvernement polonais à l’entreprise qui gère le site, rapporte le New York Times.

Pendant presque trois ans, Hitler a commandé le Troisième Reich depuis ce campement de plus de deux kilomètres carré constitué de blockhaus dans la forêt polonaise. Surnommé «la tanière du loup», le QG abritait 2.000 hommes dans 200 bâtiments.

L’AFP décrit une visite de la tanière du loup, où les bunkers ont des murs de six mètres d’épaisseur et un plafond de huit mètres.

Selon le gouvernement polonais, la tanière du loup a une véritable valeur historique. C’est là que le comte von Stauffenberg a commis l’attentat manqué contre Hitler le 20 juillet 1944. Il fut exécuté le soir-même avec trois autres conjurés.

Non seulement Hitler y a pris de grandes décisions, mais il accueillait aussi ses alliés dans son quartier général: Mussolini s’y est rendu trois fois.

Le New York Times décrit des bunkers dévorés par la mousse et dans un état de délabrement avancé.

Par ailleurs, le centre de commandement d’Hitler a été transformé en «Disneyland grotesque» selon Jan Oldakowski, directeur du musée de l’insurrection de Varsovie.

Loués à une entreprise privée (Wolf’s nest) depuis la chute du régime communiste en 1989, les bunkers de la tanière du loup ont été transformés en chambres d’hôtels et en restaurant. On y donne des cours de poterie et on peut même y jouer au paintball. Mais surtout, les visiteurs peuvent se prendre en photos en portant des uniformes nazis.

Un des guides de la tanière du loup explique que le plus gros changement qui est intervenu sur le site pendant ces dix dernières années a été «la mise en place d’un distributeur de billets automatique».

En moyenne 200.000 touristes par an visitent la tanière du loup.

Tomasz Chincincki, un historien qui travaille sur le projet, explique: «Nous devons travailler sur de nouvelles manières de raconter l’histoire, de donner l’envie et le besoin aux jeunes générations de l’apprendre et de la comprendre.»

Selon l’AFP, les investissements nécessaires sont estimés à sept millions de zlotys (1,6 million d’euros).

Pauline Moullot
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