Monde

Les Champs-Elysées, une avenue américaine?

Pierrick de Morel, mis à jour le 17.09.2012 à 11 h 04

Christmas, Champs Elysées / slasher-fun via FlickrCC Licence by

Christmas, Champs Elysées / slasher-fun via FlickrCC Licence by

Banana Republic, Levi’s, Gap, Nike, Tommy Hilfiger, McDonald's, Virgin et Abercrombie & Fitch et bientôt le fameux bijoutier Tiffany's: les enseignes venues des Etats-Unis vont-elles transformer les Champs-Elysées en avenue américaine? C'est en tout cas ce que pense le New York Times, qui s'est penché sur cette prolifération de marques made in USA le long de la plus belle avenue du monde.

Conséquence de cette «invasion», les Champs-Elysées feraient fuir les Parisiens et ne seraient plus fréquentés que par des touristes. «Ce n’est plus un endroit pour les Parisiens», explique ainsi l'éditorialiste des Echos Jacques Hubert-Rodier dans les colonnes du New York Times. Un désamour confirmé par Céline Orjubin, écrivaine bretonne qui s'est installée à Paris:

«Les Champs-Elysées, c'est une avenue qui n’existe pas dans l’esprit des Parisiens, en tout cas qui ne fait pas partie de leur vie quotidienne.»

Le New York Times les compare à la Cinquième Avenue, grande artère commerçante de la Grosse Pomme, mais également l'avenue la plus chère du monde. D'après Le Figaro, le prix moyen du m2 s'y élève à 16.704 euros, contre 10.000 à 11.000 euros pour les Champs. Pourtant, l'avenue française vient de battre un nouveau record de loyer: 18.000 euros le m2 pour une boutique de cosmétique. Le nom de l'heureux élu? MAC, marque de maquillage et filiale d'Estée Lauder, soit une enseigne... américaine qui ouvrira ses portes avant la fin de l'année. Preuve que l'américanisation des Champs n'est peut-être pas encore terminée.

Pierrick de Morel
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