Monde

Afghanistan: le prince Harry se trouvait dans la base attaquée par les talibans

Grégoire Fleurot, mis à jour le 15.09.2012 à 11 h 30

Le prince Harry à Camp Bastion, en Afghanistan, le 7 septembre 2012, REUTERS

Le prince Harry à Camp Bastion, en Afghanistan, le 7 septembre 2012, REUTERS

Le prince Harry se trouvait dans la base de l’Otan de Camp Bastion, dans la province afghane du Helmand, au moment où des talibans l’ont prise d’assaut, tuant deux soldats américains, dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 septembre, rapporte la BBC.

Un porte-parole des talibans a déclaré que l’attaque était une revanche après le film anti-islam qui a déclenché de violentes manifestations dans plusieurs pays musulmans. Selon les autorités américaines, des armes légères ainsi que des rockets et des mortiers ont été utilisés pour attaquer la base, qui est lourdement fortifiée.

Martyn Crighton, un porte-parole de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) qui dépend de l’Otan, a déclaré que le «prince Harry n’a jamais été en danger», et qu'une enquête va être ouverte pour savoir si sa présence sur la base a pu motiver l’attaque, rapporte Reuters. L’attaque visait apparemment la partie américaine de la base.

Le fils du prince Charles, qui fête ce vendredi ses 28 ans, effectue sa deuxième mission en Afghanistan, et doit rester quatre mois dans le pays. La BBC écrit à propos de la base de l’Otan:

«Le Camp Bastion a un niveau de sécurité élevé et est un des aéroports avec le plus de trafic au monde à cause des nombreux avions qui en décollent et y atterrissent. L’énorme base abrite des soldats danois, estoniens, afghans anis que britanniques et américains.»

Le ministère de la Défense britannique a qualifié l’attaque d’«importante», et a déclaré qu’elle a été «lancée par plusieurs insurgés»:

 «Après une intervention rapide des force de la FIAS, l’incident a été contenu, et plusieurs insurgés sont morts.»

Depuis le mardi 11 septembre, des manifestations ont notamment éclaté en Egypte, en Libye, au Yémen, en Tunisie, au Soudan, au Liban, en Afghanistan et au Koweit pour protester contre le film Innocence of Muslims, diffusé en juin dans une salle —vide— d’Hollywood Boulevard à Los Angeles puis récemment posté sur YouTube et traduit en arabe. Les violences ont fait sept morts pour la seule journée de vendredi.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
KoweitLibanSoudantunisieYémen
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte