Monde

Vladimir Poutine avoue que ses exploits virils sont des mises en scène

Grégoire Fleurot, mis à jour le 15.09.2012 à 10 h 35

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine tient un fusil tranquillisant lors de sa visite de la réserve de l’académie des sciences Oussouri, le 31 août 2008. RIA NOVOSTI / REUTERS

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine tient un fusil tranquillisant lors de sa visite de la réserve de l’académie des sciences Oussouri, le 31 août 2008. RIA NOVOSTI / REUTERS

Vladimir Poutine a enfin avoué. Le président russe et apprenti star de film d’action a concédé ce que seuls les plus ardents de ses partisans n'avaient pas encore compris: les photos absurdes qui relatent ses exploits virils, comme chasser le tigre sauvage avec un pistolet tranquillisant ou découvrir des trésors anciens pendant une session de plongée sous-marine, ont été minutieusement mises en scène.

«Bien sûr que c’était une mise en scène» a déclaré Poutine à une journaliste russe cette semaine à propos de son aventure de plongée au fond de la Mer noire de laquelle il est revenu avec un vase de la Grèce antique. Cette phrase pourrait en fait servir de légende à tous ses exploits passés.

>>Les aventures de Poutine en photos

Selon la version de Poutine, ces photos qui prêtent à sourire n’ont rien à voir avec l’image d’homme fort qu’il s’est minutieusement forgée, mais plutôt avec la protection de la faune et de la flore et les autres bonnes causes qu’il a apparemment décidé de soutenir. Il explique:

«Pourquoi j’ai plongé? Ce n’était pas pour montrer mes branchies mais pour m’assurer que les gens apprennent l’histoire.»

Comme le souligne Reuters, le porte-parole de Poutine avait déjà expliqué qu’au moins une de ses prouesses médiatiques était une mise en scène, mais son patron avait plutôt laissé faire les médias qui rapportaient ses aventures comme si celles-ci étaient authentiques.

Poutine a fait ses aveux lors d’une interview avec Masha Gessen, une journaliste qui a perdu son travail de rédactrice en chef d’un magazine de voyage parce qu’elle avait refusé d’envoyer des reporters pour couvrir le récent vol du président russe en ULM avec des grues.  

Chose rare, Poutine a donc invité la journaliste au Kremlin après cet incident pour une interview que celle-ci relate dans le magazine Bolshoi Gorod. Selon elle, Poutine a tenté de faire le médiateur dans la dispute qui l’oppose à son ancien employeur, lui demandant si elle voulait vraiment retrouver son travail ou si elle préférait le rôle de «journaliste persécutée». Masha Gessen écrit qu’elle a refusé de retravailler pour un magazine dont le rédacteur en chef est nommé par Poutine.

Grégoire Fleurot
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Journaliste
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