France

Tuerie de Chevaline: «Trois grands axes d'enquête» selon le procureur

Ludivine Olives, mis à jour le 12.09.2012 à 18 h 56

Un policier devant la maison de Saad al-Hilli à Claygate (sud de Londres). REUTERS/Neil Hall.

Un policier devant la maison de Saad al-Hilli à Claygate (sud de Londres). REUTERS/Neil Hall.

L’enquête sur la tuerie de Chevaline continue. Le procureur d’Annecy s’est exprimé une nouvelle fois lors d’une conférence de presse le 12 septembre, précisant qu’elle ferait partie des dernières, puisque les nouveaux éléments d’enquêtes seront, pour la plupart, gardés secrets.

Dans ce qu'il qualifie être «une affaire hors-norme», le procureur Eric Maillaud a expliqué que trois pistes étaient privilégiées:

«Il n'y actuellement pas de suspects, mais trois grands axes d'enquête.»

Si «aucune piste n'est écartée pour l'instant», trois intéressent plus particulièrement les enquêteurs.

La première est celle d'un conflit financier familial. Celle-ci n'est pas forcément la plus privilégiée, mais «la plus facile sur laquelle enquêter». Le procureur a précisé que «le frère de Saad al-Hilli assure qu’il n’était pas en conflit avec son frère».

La piste de l’Irak est également étudiée en détails. Le procureur a expliqué, sans vouloir rentrer dans les détails:

«Le fait qu’il [Saad al-Hilli] soit né en Irak et que sa famille est née en Irak est un fait intéressant et on se demande si ça ne peut pas avoir un lien avec son décès. C’est tout ce qu’on peut dire aujourd’hui.»

Cette piste est suivie par des «spécialistes français dans ce domaine».

Enfin, les enquêteurs s'intéressent à la profession de Saad al-Hilli.

Le procureur a précisé qu’aucune piste n’était écartée, même celle qui impliquerait que le cycliste français, Sylvain Mollier, ait été la cible du ou des meurtriers.

Le procureur a souligné la difficulté de cette enquête, expliquant qu’elle ne pourrait être résolue en quelques jours:

«C’est le genre d’affaire dans lesquelles on aura peut-être une réponse dans un an, deux ans ou dix ans. C’est un travail colossal.»

Le procureur a précisé «qu’entendre tout le monde va prendre des mois» et qu’une «quarantaine d’enquêteurs travaillent sur l’affaire».

Enfin, si le procureur s’est dit «extrêmement satisfait de la coopération entre la police britannique et française», il se rendra dès demain matin à Londres «pour essayer d’aller le plus vite possible sans que la langue ou la culture juridique soit une barrière»:

«On part demain matin vers 7h, on sera en milieu de matinée à Londres et il est prévu que l’on se rende dans le domicile de la famille al-Hilli.»

Une question, soulevée par le procureur, reste sans réponse:

«Que veut-on détruire à ce point pour tuer autant de monde?»

Ludivine Olives
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