Sports

Pourquoi le dopage devrait être autorisé

Pauline Moullot, mis à jour le 11.09.2012 à 18 h 04

Lance Armstrong/Wayne England via FlickrCC license by

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Lance Armstrong a eu raison. C’est du moins ce que soutient le magazine Wired qui explique pourquoi le dopage devrait être autorisé.

«Ça peut paraître fou, mais une culture pro-dopage pourrait être le futur inévitable du sport», indique Wired.

Le journal explique que les records de vitesse augmentent de moins en moins: le meilleur temps possible du 100 mètres ne pourra pas descendre en dessous de 9,48 secondes. En comparaison, le Daily Beast rappelle qu’entre 1980 et 1990, les cyclistes du Tour de France roulaient en moyenne à 37,5 km/h et qu’entre 1995 et 2005 ils allaient à 41,6km/h.

Wired explique que les athlètes ne pourront pas battre des records indéfiniment et que le sport perdra alors de son intérêt.

Julian Savulescu, professeur d’éthique au centre de neuroéthiques d’Oxford affirme que «la guerre contre le dopage a échoué». Lance Armstrong n’a jamais été testé positif lors des milliers de contrôles qu’il a subi et il estime que 80% des coureurs finalistes au 100 mètres sont ou seront un jour dopés.

«Le dopage sanguin et l’utilisation d’hormone de croissances est impossible à détecter, et parce que le dopage imite un processus physiologique normal il sera toujours possible de battre le test.»

Le dopage de Lance Armstrong est d’ailleurs raconté par son ancien coéquipier Tyler Hamilton dans son livre The Secret Race dont le Daily Beast résume les principales révélations. Hamilton avoue s’être dopé lui aussi. Lance Armstrong a été destitué de ses septs victoires du Tour de France par l'agence américaine anti-dopage (Usada) le 23 août.

Selon Andy Miah, professeur de bioéthique à l’université de West Scotland, il faudrait une «agence mondiale pour le dopage»  en plus de celle contre le dopage.

«En ce moment les athlètes recherchent des substances dangereuses avec des risques significatifs pour la santé, mais avec la structure correcte en place les athlètes peuvent savoir quels risques ils encourent.»

Julian Savulescu insiste:

«Le dopage ne va pas à l’encontre de l’esprit sportif. Utiliser ses connaissances pour devenir meilleur a toujours fait partie de l’esprit humain et le dopage a fait partie du sport depuis ses débuts. Le dopage devrait seulement être banni lorsqu’il est significativement nocif par rapport aux risques inhérents au sport, ou va contre l’esprit d’un sport en particulier. Par exemple, les médicaments qui diminuent les tremblements comme les bêtabloquants en tir à l’arc.»

Pauline Moullot
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