France

Taubira: le gouvernement ouvrira le mariage et l'adoption aux couples homosexuels

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 11.09.2012 à 10 h 15

Christiane Taubira, le 14 juillet 2012 à Paris. REUTERS/Benoit Tessier

Christiane Taubira, le 14 juillet 2012 à Paris. REUTERS/Benoit Tessier

Dans un entretien au journal La Croix publié lundi 10 septembre sur Internet et à paraître mardi 11 dans l'édition papier, la ministre de la Justice Christiane Taubira détaille le contenu du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe, qui doit être présenté fin octobre en conseil des ministres.

«Le projet de loi va étendre aux personnes de même sexe les dispositions actuelles du mariage, de la filiation et de la parenté», précise la ministre. Nous ouvrirons donc l’adoption aux couples homosexuels et ce, dans un cadre identique à celui actuellement en vigueur.»

Christiane Taubira précise aussi que le «projet de loi ne prévoit pas d’élargir l’accès à la procréation médicalement assistée» pour les couples de femmes. Ni donc celle des mères porteuses pour les couples gays.

On savait depuis fin juin que la promesse du candidat François Hollande d'ouvrir aux couples gays et lesbiens le mariage et l'adoption serait respectée. Jean-Marc Ayrault avait, à la veille de la marche des Fiertés, envoyé un communiqué le confirmant, sans en préciser alors la date.

Le choix de détailler ce projet dans un quotidien catholique modéré, La Croix, n'est pas un hasard: la communauté catholique étant opposée au mariage et à l'adoption pour les couples de mêmes sexe.

«Notre journal veut contribuer à sortir le débat du registre émotionnel ou affectif qui trop souvent domine», écrit ainsi Dominique Greiner dans son éditorial. «Le projet du gouvernement semble déjà bien avancé, alors même que les discussions avec la société civile ne sont pas achevées», regrette-t-il. Cette précipitation est regrettable et donne l’impression que le gouvernement a cherché à prendre de vitesse les opposants et à faire l’économie d’une véritable concertation démocratique [...]»

La crainte de l'éditorialiste est ainsi que les catholiques, opposés à ces mesures, ne puissent pas faire entendre leurs arguments et soient tentés «de faire valoir de manière plus démonstrative leur opposition».

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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