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Il y a plus de criminalité quand les gens croient au paradis

Pauline Moullot, mis à jour le 07.09.2012 à 11 h 17

Belief/KeoniCabral via FlickrCC License by

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Croire au paradis peut faire de vous un criminel. The Economist rapporte une étude réalisée dans 67 pays selon laquelle les pays où les gens croient le plus au paradis sont aussi ceux où le taux de criminalité est le plus élevé.

Deux chercheurs, Azim Shariff de l’Université d’Oregon et Mijke Rhemtulla de l’université du Kansas, ont comparé les taux de criminalité avec les taux de gens qui croient au paradis et qui croient en l'enfer. Et en concluent que croire à la rémission des péchés nous incite à commettre plus de transgressions, tandis que la croyance à l'enfer a tendance à avoir l'effet inverse.

Publiée sur le site de la revue scientifique PLoS One, l’étude a calculé l'écart entre le nombre de personnes croyant au paradis et celui des personnes croyant à l'enfer, le premier groupe étant presque systématiquement plus important que le second. Les chercheurs se sont appuyés sur différentes études réalisées par les World Value Surveys et les European Value Surveys entre 1981 et 2007 où les questions de la croyance en Dieu, en l'enfer, et la pratique du culte religieux étaient posée. Les chercheurs ont récupéré suffisamment de données pour calculer le taux de croyance au paradis dans 67 pays.

Le taux de criminalité a été calculé en fonction d’une liste de dix crimes recensés par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC). On y calcule notamment le nombre d’homicides, de vols, viols, enlèvements, assauts, cambriolages, et le trafic d’êtres humains.

La Colombie, le Venezuela, l’Afrique du Sud arrivent en tête des pays qui combinent une forte croyance au paradis et un taux de criminalité  élevé. A l’inverse, l’Egype, Taiwan et l’Arabie saoudite n’y croient presque pas et leur taux de criminalité font partie des plus faibles.

Même en incluant des variables telles que le taux de pauvreté, l’espérance de vie ou la densité urbaine, les résultats sont restés les mêmes. Les chercheurs concluent que la croyance au paradis «prédit de manière plus forte les taux de criminalité que des variables économiques comme le PIB ou les inégalités de revenus.»

Pauline Moullot
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