Culture

Les histoires vraies trop folles pour le cinéma

Ludivine Olives, mis à jour le 05.09.2012 à 14 h 40

Johnny Depp et Marion Cotillard pour l'avant-première de Public  Enemies / Nicogenin via Flickr, CC License by

Johnny Depp et Marion Cotillard pour l'avant-première de Public  Enemies / Nicogenin via Flickr, CC License by

L’un des reproches souvent faits aux blockbusters américains est le manque de réalisme de l’intrigue. Alors lorsqu’il s’agit de films tirés d’histoires vraies, les critiques pleuvent.

Or Cracked explique que, parfois, les réalisateurs et scénaristes font en sorte d’alléger le scénario pour le rendre plus crédible. Le site propose un top 5 de ces scénarios light.

Dans Public Enemies par exemple, le personnage de John Dillinger joué par Johnny Depp prend en otage 3 gardiens de prison avec un pistolet en bois recouvert de cirage. Il accède ainsi au stock des (vraies) armes de la prison et s’enfuit. Le vrai John Dilinger avait en réalité menacé d’une bûchette… 17 personnes et aucun ne s’en est aperçu. Quand on voit l’arme en question, on se dit que John Dilinger était un sacré bon bluffeur.

Dans Valkyrie, Tom Cruise joue un colonel nazi qui tente d’assassiner Adolf Hitler malgré l’amputation d’une main, de deux doigts et d’un œil. Le véritable Claus von Stauffenberg a vécu la même chose, mais a en plus refusé de prendre un quelconque antidouleur pour garder l’esprit clair face à son «plan d’attaque». Lorsque ses enfants sont venus lui rendre visite à l’hôpital, il a éclaté de rire en déclarant qu’il n’avait jamais su quoi faire de tous ses doigts de toute façon. Un optimisme à toute épreuve.

Mais le plus étonnant vient du film Gladiator. Après avoir décapité un homme et poignardé plusieurs autres, Maximus, joué par Russel Crowe, hurle à l'arène sa plus célèbre phrase: «N'êtes-vous pas assez divertis?». Le réalisateur a souhaité faire un subtile parallèle entre les spectacles romains sadiques et les émissions de télévision voyeuristes actuelles.

Dans la première version du scénario, ce lien était nettement moins subtile et… beaucoup plus réaliste. Les scénaristes avaient en tête que Maximus devienne «l'égérie» d'huile d’olive et qu’il ait son images placardée partout dans Rome. Ew explique que tous les aspects de la célébrité de Maximus ont été supprimés car cela semblait trop parodique. Pourtant, à l’époque, les gladiateurs étaient de véritables stars: des mosaïques romaines représentaient les gladiateurs populaires dans les combats, et ils avaient même leurs propres figurines. La Rome antique marque ainsi les débuts du sponsoring.

Ludivine Olives
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