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Un bar de San Francisco interdit les conversations de hipsters

Ludivine Olives, mis à jour le 31.08.2012 à 18 h 28

My visit to Four Barrel coffee in San Francisco / Robert Raines via Flickr CC License by.

My visit to Four Barrel coffee in San Francisco / Robert Raines via Flickr CC License by.

Un habitant de San Francisco qui aime mettre une chemise à carreaux avant de rejoindre ses amis barbus dans un bar et de poster une photo de sa boisson sur Instagram ne pourra mettre les pieds au Four Barrel, un bar de la ville.

Andrew Dalton, rédacteur du blog local SFist, a remarqué il y a deux semaines qu'une affiche était désormais collée contre la devanture du bar. Cette dernière demande aux client de «ne pas discuter de sujets chiants d’hipsters».

Exemple: «[ne parlez pas de la personne] avec qui vous avez couché la nuit dernière –dans tous les cas, vous ne devriez pas en parler, mais là, nos voisins peuvent vous entendre».

Le Huffington Post explique cette semaine que ce message a dû être largement relayé sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, puisque les propriétaires du bar ont ajouté une ligne quelques jours plus tard:

«Ne poste pas cette affiche sur Instagram, toi l’hipster.»

Or, bien entendu, il n’en fallait pas plus pour retrouver cette photo partout sur le web. En tentant d’éloigner les hipsters, le bar n’a fait que les attirer.

Après tout, ce n’est pas étonnant quand on sait que si le propriétaire du Four Barrel se permet de se moquer des hispters, c’est qu'il avoue sur son compte Twitter en être lui-même un:

«Je me suis donné la permission de me moquer du nébuleux et contesté terme “hipster” parce que j’en suis moi-même un.»

Ce n’est pas le seul bar à imposer des interdictions farfelues. Le Los Angeles Times explique qu’un petit restaurant à Pittsburgh a interdit l’accès à sa salle aux enfants de moins de six ans, pour ne pas déranger les adultes qui mangent. Ou qu'un café-restaurant du New Hampshire a affiché une pancarte annonçant «Aucun politicien, aucune exception.»

Le restaurant Eva à Los Angeles offre lui une réduction de 5% aux clients laissant leur smartphone à l’entrée. Le propriétaire et chef Mark Gold a expliqué à l’antenne de la radio KPCC, reprise par le Los Angeles Times, que c'était une façon de permettre aux gens de passer un bon moment en se reconnectant à la réalité:

«Pour nous, ça n’a rien à voir avec ​​les gens qui perturbent les autres clients. Eva, c’est la maison, et nous voulons créer cet environnement de foyer, et nous voulons que les gens se lient à nouveau.»

Ludivine Olives
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