France

Royal contre Trierweiler: leur guerre retracée dans deux livres

Ludivine Olives, mis à jour le 30.08.2012 à 11 h 40

Valérie Trierweiler à Chicago le 21 mai 2012. REUTERS

Valérie Trierweiler à Chicago le 21 mai 2012. REUTERS

La bataille entre Ségolène Royal et Valérie Trierweiler se poursuit sur papier, à travers deux livres publiés le 29 et 30 août et qui retracent quinze ans d’animosité entre les deux femmes qui ont partagé la vie de François Hollande.

Entre deux feux

Le premier s’intitule Entre deux feux (Grasset) et est écrit par Anna Cabana et Anne Rosencher, journalistes respectivement au Point et à Marianne. Le Point explique que les auteures se sont penchées sur les circonstances de ce psychodrame people-politique.

D’après elles, cette rivalité a pris son essor en 2005, lors de l’envol politique de Ségolène Royal. Elle fera tout pour évincer Valérie Trieweiler, en essayant notamment de lui faire quitter de Paris Match et fera circuler des rumeurs «abracadabrantesques».

En 2012, sous le feux des projecteurs, Valérie Triewerveiler prend sa revanche, notamment avec l’affaire du tweet. Au final, aucune gagnante dans l’opinion publique: Ségolène Royal passe pour une mauvaise perdante pendant que Valérie Triewerveiler semble peiner à trouver sa place à l'Elysée.

L'Ex

En parallèle, L’Ex (Editions du Moment) se concentre sur l'impact de la rivalité entre les deux femmes sur la vie politique française. L’auteur  Sylvain Courage, journaliste au Nouvel Observateur, s’est heurté à deux difficultés principales. La première, l’extrème discrétion de Ségolène Royal qui «déteste évoquer sa vie privée» selon l’auteur.

Autre problème, l’aspect subjectif de l’affaire. L’auteur a tenu à offrir un récit qui prenne en compte l’avis de tous les protagonistes de l’histoire et explique au Nouvel Observateur:

«C'est une histoire très passionnelle, donc si on ne s'informe qu'à une seule source, on risque d'être instrumentalisé. J'ai essayé de retracer l'histoire des deux points de vue.»

Sa conclusion? Les deux femmes devraient prendre le temps d’avoir une franche discussion à cœur ouvert:

«Si ces deux femmes acceptaient enfin de se parler, elles pourraient vider une bonne partie de leur querelle. Parce qu'en fait, elles ne sont pas si éloignées l'une de l'autre».

Le Nouvel Observateur publie également des bonnes feuilles de L’Ex, notamment sur le début de l’animosité entre les deux femmes qui commence, d’après l’auteur, dès 1988. François Hollande a déjà craqué pour une jolie journaliste nommée Valérie Trierweiler:

«Comment l’idylle a-t-elle commencé? En vérité, le jeu de la séduction dure depuis plusieurs années! La journaliste, aussi débutante que ravissante, qu’il avait croisée en 1988 [à une réunion de son club des "transcourants", NDLR] s’est fait une place. Elle est devenue reporter à Paris Match.»

Sylvain Courage raconte également la première confrontation entre les deux femmes, en 2003:

«La députée des Deux-Sèvres reçoit Valérie Trierweiler dans son bureau de l’Assemblée nationale. "Vous devinez pourquoi je vous ai fait venir, demande Ségolène Royal. Vous êtes au courant de la rumeur…". "Je ne me fie pas aux rumeurs", lui répond Valérie Trierweiler. Les deux femmes se jaugent. La journaliste ne se démonte pas. "Vous avez trois enfants. J’en ai quatre, faites très attention", conclut Ségolène.»

Ludivine Olives
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