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Internet et les fourmis fonctionnent de la même manière

Pauline Moullot, mis à jour le 27.08.2012 à 15 h 29

Harvester ant/CraigPemberton Via FlickrCC Licence By

Harvester ant/CraigPemberton Via FlickrCC Licence By

Les fourmis se comportent exactement comme internet. Ou est-ce l’inverse? Deux chercheurs de Stanford ont mis en évidence les points communs entre les fourmis et le fonctionnement d’internet. Ils ont surnommé ce système «anternet», la contraction entre «ant» (fourmi en anglais) et «internet».

Stanford News rapporte que le protocole de collecte de nourriture des fourmis moissonneuses est comparable à Transmission Control Protocol sur internet (TCP). Ce système calcule le débit disponible nécessaire pour transférer des données.

Gizmodo explique que de la même manière que «TCP ralentira la transmission de données si les paquets initiaux indiquent que le débit est faible, les fourmis moissonneuses enverront moins de foreuses à la recherche de nourriture si celles qui sont parties en premier mettent trop de temps à revenir avec quelque chose.»

Stanford News indique que lorsque Deborah Gordon, chercheuse en biologie, a compris comment les fourmis envoyaient leurs foreuses à la recherche de nourriture, elle a demandé à Balaji Prabhakar, un informaticien, de le comparer avec le transfert de fichiers informatiques.

«L’algorithme que les fourmis utilisent pour découvrir combien de nourriture est disponible est quasiment le même que celui utilisé dans Transmission Control Protocol.»

Selon les chercheurs, si cette découverte sur les fourmis avait été faite dans les années 70, avant l’invention de TCP, les fourmis moissonneuses auraient pu influencer la création d’internet.

«D’un point de vue informatique, chaque fourmi a des capacités limitées, mais le groupe peut réaliser des tâches complexes […] Je pense qu’alors qu’on commence à comprendre comment les différentes espèces de fourmis régulent leur attitude, on découvrira de nombreuses applications utiles pour les algorithmes de réseaux.»

Selon The Atlantic cette découverte n’est pas si surprenante. Que ce soit la suite mathématique de Fibonacci ou le nombre d’or, les proportions mathématiques naturelles se retrouvent régulièrement dans des systèmes fabriqués par les humains (par exemple en architecture).

Pauline Moullot
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