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Bientôt, les médecins prescriront des applications à leurs patients

Pauline Moullot, mis à jour le 21.08.2012 à 15 h 17

iHealth App/JuhanSonin Via Flickr CC Licence by.

iHealth App/JuhanSonin Via Flickr CC Licence by.

Les patients n’auront bientôt plus besoin d’aller voir leur médecin aussi souvent. C’est du moins ce que croit le New York Times. A la place, les médecins prescriront des applications mobiles.

Pour commencer, les médecins se verront prescrire eux-mêmes une application, comme le raconte le magazine en ligne News Medical en publiant un communiqué du développeur d’applications médicales Happtique qui a lancé lundi 20 août mRx. Celle-ci permet aux professionnels de santé (médecins, mais aussi infirmiers ou diététiciens) de prescrire des applications mobiles à leurs patients.

Cette application, encore à l’essai, fournit un catalogue d’applications aux médecins et permet d’envoyer des rappels aux patients qui n’ont pas installé les applications qui leur ont été recommandées.

Une dizaine d’applications ont déjà été autorisées par la FDA (Food and Drug Administration, l’autorité américaine de régulation des denrées alimentaires et des médicaments). Le New York Times décrit l’usage de l’une d’entre elles, particulièrement utile pour les diabétiques.

L’application, lancée par l’entreprise WellDoc, récupère les données du patient (son régime, taux de sucre dans le sang et traitement) puis le conseille ou lui indique quel serait le repas le plus approprié en cas de taux de sucre trop faible. Un algorithme analyse ensuite ces données et envoie des recommandations au médecin qui a prescrit l’application.

Disponible pour  100$ par mois, deux compagnies d’assurance auraient promis de rembourser l’achat de ces applications selon Happtique.

Lee Perlman, directeur d’Happtique, estime dans le New York Times que nous vivons une «transition entre quelque chose de superficiel et un service de santé sérieux […] le système de santé va avoir besoin de quelqu’un pour aider à organiser ça».

Selon John Moore, médecin dans un laboratoire de recherche sur la médecine et les nouvelles technologies, «qu'aujourd’hui il faut faire le tri dans beaucoup de trucs qui ne servent pas à grand-chose […] Mais à long-terme, c’est une idée intéressante».

L'administration de la Santé américaine (FDA) a publié des conseils pour réguler le marché des applications mobiles médicales en juin 2011. Selon le magazine médical CMIO, les professionnels du monde médical s’inquiètent du manque de clarté concernant les applications qui devront être approuvées par la FDA et de la protection de la vie privée et des dossiers médicaux des patients. Selon la FDA, le principal défi soulevé par ces applications est d’encourager l’innovation, tout en protégeant la santé publique.

Pauline Moullot
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