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Un indice de santé des océans mesure leurs apports économiques et environnementaux

Pauline Moullot, mis à jour le 20.08.2012 à 11 h 18

TheGreat Ocean Road/Edwin.11 Via FlickrCC Licence By

TheGreat Ocean Road/Edwin.11 Via FlickrCC Licence By

L’écosystème maritime a dorénavant une note: la revue Nature a publié un rapport qui calcule l’indice de santé des océans.

Le New York Times explique que cet indice a été créé pour comparer les différents océans où l’activité humaine est importante et déterminer si cette activité est soutenable ou au contraire devrait être mieux régulée. Sur une échelle de 1 à 100, les océans du monde obtiennent une moyenne de 60.

Avec un score de 66 sur 100, la France se classe 18e sur 133 régions du monde qui possèdent une zone littorale, rapporte Sciences et avenir. L’étude a pris en compte les «zones économiques exclusives», qui s’étendent de la côte à 200 milles marins (environ 370 kilomètres). Classée à part, la Polynésie française se situe sixième avec un indice de 72.

Les Etats-Unis ont obtenu un score de 63. La meilleure note (86) a été accordée à l’île inhabitée de Jarvis, près d’Hawaï. Les pires zones océaniques se situent au Sierra Leone, qui n’obtient que 36 points.

Selon The Atlantic, l’indice mesure dix critères de santé des océans qui profitent aux habitants des littoraux, dont la création d’emplois, la pêche artisanale, le CO2 retenu par les océans, leur protection et leur beauté. La propreté des eaux et la biodiversité sont aussi prises en compte.

Benjamin Halpern, qui a mené l’étude scientifique, explique sa démarche au National Geographic:

«L’indice contribue à déterminer ce que l’on connaît et ignore à propos de l’état de nos océans d’une manière très large et compréhensive. Nous mesurons à quel point l’océan peut procurer des avantages aux zones littorales

C’est pourquoi l’Allemagne obtient un score de 73 malgré une utilisation industrielle extensive de ses eaux: les océans du pays sont très bien protégés et les habitants profitent économiquement de leur proximité avec le littoral.

Juan Armando Sanchez Muñoz, de l’université des Andes en Colombie, espère que l’indice deviendra à terme un outil utile pour rendre compte de problèmes très différents comme la surpêche, les activités minières, l’acidification des océans et la pollution.

Michael Lombardi, un chercheur membre de la National Geographic, soutient lui aussi la création de cet indice:

«Ce genre de mesure de santé –ou "fitness" serait peut-être plus approprié– sera probablement d’une grande aide dans la communication entre la communauté scientifique et les politiques […] Il nous faut plus que jamais une nouvelle politique systématique des océans, et créer un critère unique pour les non-scientifiques pour guider un travail législatif pouvant avoir des conséquences considérables sur le long terme

Pauline Moullot
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Journaliste
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