France

Mélenchon et Sarkozy font leur rentrée dans le JDD

Johan Hufnagel, mis à jour le 19.08.2012 à 11 h 47

Le Journal du Dimanche du 19 août.

Le Journal du Dimanche du 19 août.

Double rentrée politique ce dimanche matin, et c'est dans le JDD que cela se passe. Le quotidien du week-end publie d'abord un sondage sur la bataille pour la présidence de l'UMP. Et là, une demi-surprise. «Les sympathisants UMP ne sont pas rancuniers. Non seulement ils n’en veulent pas à l’ancien président de la République d’avoir perdu mais ils souhaitent déjà qu’il revienne», écrit Bruno Jeudy.

Car oui, dans ce sondage à manier avec précaution comme le rappelle le journal (la taille de l’échantillon est de 400 sympathisants UMP sur 2.000 personnes interrogées), une large majorité des sympathisants UMP réclame le retour de Nicolas Sarkozy (qui a commencé la semaine dernière avec son intervention dans le dossier syrien). 53% d’entre eux souhaitent que l'ancien chef de l'Etat soit candidat en 2017.

«Voilà qui devrait compliquer la tâche des candidats à la présidence de l’UMP qui doivent faire campagne avec la figure tutélaire de l’ancien chef», écrit Jeudy. Pour l'instant, c'est l’ancien Premier ministre qui tient la corde. A la question «Qui souhaitez-vous comme dirigeant de l'UMP pour les prochaines années», les sondés répondent Fillon à 48%. Il devance toujours Jean-François Copé (24%°, mais «l'écart fond comme neige au soleil».

Le maire de Meaux augmente de trois points par rapport à la dernière enquête Ifop publiée en juillet dans le Figaro et sur un échantillon similaire alors même qu'il devrait bénéficier d'une plus grande exposition médiatique cette semaine au moment de sa déclaration — attendue— de candidature. Les autres candidats cités ne décollent pas: Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, Christian Estrosi, Dominique Dord obtiennent respectivement 7, 5, 2, 1 et -%.

«100 jours pour presque rien»

L'autre rentrée du JDD, c'est celle de Jean-Luc Mélenchon. Comme à son habitude, l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle manie la petite phrase qui plaira à son ancien électorat. Dans un entretien, qui fait la une du journal, le candidat défait aux législatives allume François Hollande: ce fut «cent jours pour presque rien».

Sur François Hollande:

«Hollande a désamorcé le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle. Il l’a dilué dans les sables des plages du Var. Comme si l’élection s’était résumée à une question de personnes : un normal à la place d’un agité et tout serait dit. Eh bien, non. Et on ne parviendra pas à nous faire confondre normal et social-libéral».

Sur son échec à Hénin-Beaumont:

«J’ai échoué de peu, mais j’ai fait la démonstration d’une méthode. (...) J’ai gagné 1.000 voix en trois semaines! Mais au plan national, c’est l’inverse: la moitié de nos voix à la présidentielle ne se sont pas retrouvées aux législatives. Pourquoi? Nous n’avions pas non plus envisagé la hargne des socialistes et leur incroyable mobilisation contre nous. Alors que nos quatre millions d’électeurs l’ont fait élire, Hollande a essayé de nous faire disparaître de l’Assemblée.»

Johan Hufnagel
Johan Hufnagel (67 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte