Monde

Syrie. Attentat à Damas, 70% du territoire «sous contrôle rebelle»

Slate.fr, mis à jour le 15.08.2012 à 11 h 38

Dans Alep. Goran Tomasevic/REUTERS

Dans Alep. Goran Tomasevic/REUTERS

Les rebelles de l'Armée syrienne libre ont revendiqué l'attentat au camion piégé contre un bâtiment de l'état-major. Cet attaque en plain cœur de Damas visait une «réunion de militaires dans un bureau de l'état-major général où sont décidées les opérations du jour», a rapporté l'AFP. Les officiels syriens parlent de trois blessés.

Cette nouvelle attaque en plein centre de la capitale renforce les déclarations faites la veille par l'ancien Premier ministre syrien Riad Hijab: le contrôle territorial de la Syrie par les forces fidèles au Président Bachar El-Assad serait en train de «s'effondrer moralement, matériellement et économiquement».

Selon ses premières déclarations publiques —au cours d'une conférence de presse en Jordanie— depuis qu'il a fait défection la semaine dernière,  Riad Hijab estime que le régime ne contrôle plus que 30% du territoire syrien et que «sa puissance militaire se rouille».

S'il est extrêmement difficile pour les journalistes de confirmer par des sources indépendantes, quelle partie du pays les rebelles syriens contrôlent effectivement après 17 mois de combat, Reuters rapporte qu'Assad a perdu de nombreuses zones dans le nord et l'est de la Syrie, tandis que le verrouillage d'Alep et Homs faiblit.

Hijab est devenu le plus haut fonctionnaire à faire défection quand il a déclare son soutien aux rebelles. Riad Hijab ne faisait toutefois pas partie du premier cercle du Président Assad quand il a été nommé en juin dernier, rappelle le New York Times.

D'autres militaires et hauts fonctionnaires civils suivront, assure Hijab, tout en appelant l'Armée syrienne libre (ASL, des déserteurs et des civils qui ont pris les armes) de prendre «le parti du peuple». Les raisons de sa défection ne sont pas très claires —certains pensent qu'il va tenter de peser sur les événements depuis le Qatar, un des plus fidèles soutiens au soulèvement, explique Associated Press— mais son départ du gouvernement, comme celui de l'ambassadeur syrien en Irak, avait boosté le moral des opposants sinon changé la réalité militaire.

Un grand format sur la bataille d'Alep

(attention, certaines images peuvent heurter)

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