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Google rend le téléchargement illégal encore plus compliqué

Ludivine Olives, mis à jour le 13.08.2012 à 18 h 55

Google new logo for youtube / Dannysullivan via FlickrCC LicenceBy

Google new logo for youtube / Dannysullivan via FlickrCC LicenceBy

Vous risquez d’avoir du mal à télécharger les prochaines saisons de Girls et Game of Thrones

The Atlantic Wire rapporte que Google a ajouté une nouvelle fonctionnalité à son algorithme qui rendra plus difficile la recherche de sites de téléchargements. Le moteur de recherche a décidé à partir de cette semain de déclasser les sites faisant souvent l’objet de demandes de retrait de contenus, liées au droit d’auteur, afin de faire remonter automatiquement les plateformes légales.

Amit Singhal, vice-président à l’ingénierie de Google a déclaré:

«Nous allons commencer à prendre en compte un nouveau signal dans nos classements: le nombre de demandes valides de retraits de contenu pour violation de droits d'auteur que nous recevons pour un site donné. Les sites avec des nombres importants de demandes de retrait pourraient apparaître plus bas dans nos résultats. Ce changement de classement devrait aider les utilisateurs à trouver des sources de contenu légitimes, de qualité, plus facilement.»

Cette nouvelle méthode pourrait chambouler beaucoup de choses: en juillet, Google avait déjà reçu 4,41 millions de demandes de retraits d'URL concernant 25.500 domaines. Itespresso note que ce chiffre est supérieur à la totalité des demandes en 2009. La sentence ne sera apparemment pas irrévocable puisque Google promet aux sites concernés de mettre à disposition un formulaire de contre-notification pour se défendre.

Ce changement a lieu afin de calmer les grandes sociétés de médias qui ont longtemps pensé que Google ne faisait rien pour lutter contre le piratage. Ainsi Michael O’Leary de la Motion Picture Association of America, qui défend les intérêts de l'industrie cinématographique, a écrit dans un communiqué:

«Nous sommes optimistes sur le fait que les actions de Google vont contribuer à orienter les consommateurs vers de multiples façons légitimes pour eux d'accéder à des films et émissions de télévision en ligne, et loin des voyous  cyberlockers, des sites de peer-to-peer et des entreprises hors la loi qui volent le travail acharné de créateurs à travers le monde.»

YouTube, où de nombreuses vidéos illégalement uploadées sont disponibles, sera-t-il visé par cette mesure? Numerama explique que Google peut recevoir des demandes de retrait d'URL appartenant à des hébergeurs tels que Dailymotion, Vimeo ou The Pirate Bay, mais demande aux ayants droits de directement contacter YouTube.

Ce dernier gère et traite lui-même les demandes et les suppressions de vidéos sur son site, raison pour laquelle Google ne souhaite pas faire de doublon. L'entreprise affirme à Search Engine Land qu'elle appliquera un traitement neutre à YouTube, notamment en prenant en compte ces demandes envoyées directement à son site de vidéos. Et ajoute que le simple nombre de demandes de retraits de vidéos ne sera pas le seul critère pris en considération, sans préciser les autres, de manière à ce que les sites comme YouTube mais aussi Dailymotion, Facebook ou Twitter ne soient pas impactés.

Pour le blog Authueil, cette annonce signe la mort de Google. Il explique dans un post:

«Si Google ne donne plus satisfaction, si on ne fait plus confiance aux résultats car on sait qu'une censure existe et qu'une mise en avant d'autres sites s'opère de fait, on ira voir ailleurs.»

Ludivine Olives
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