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Pourquoi certains sont des héros?

Pauline Moullot, mis à jour le 13.08.2012 à 12 h 23

HeroCitation/U.S Army Via FlickrCC Licence By

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Une question que l'on s'est tous posés un jour: comment réagirait-on en cas d'extrême danger? Après les récents exemples de la tuerie d’Aurora en juillet et la fusillade dans un temple sikh le 5 août aux Etats-Unis, Time s’interroge sur ce qui fait un héros.

A Aurora le 20 juillet, trois hommes sont morts en ayant servi de bouclier humain pour protéger leurs petites amies, rapporte le Huffington Post. Dans le Wisconsin, le président du temple sikh a été tué en tentant de désarmer l’assaillant. Le premier policier arrivé sur les lieux a été atteint par neuf balles. Lors du naufrage du Costa Concordia au large de la Sicile, un homme d’équipage est resté sur le navire en train de sombrer.

Tous ces héros ont été décrits comme des personnes dévoués à leurs proches. Le neveu du président du temple sikh Satwant Singh Kaleka l’a décrit par exemple comme «un type génial qui a toujours cru dans le service à la communauté. Il a toujours voulu aider tous ceux qui le rencontraient», rappelle Fox News.

Pourquoi certains sont prêts à risquer leur vie quand d’autres cherchent juste l’issue de secours la plus proche?

Difficile de comprendre la psychologie du héros, puisque la plupart du temps celui-ci ne survit pas à ses blessures.  

Une étude de 2004 relève que l’on aime créer des héros et que l’héroïsme est présent dans toutes les cultures. Lors d’une autre étude (menée sur seulement 78 participants), des chercheurs ont montré que ceux qui résistaient le mieux à la douleur pensaient sur le long terme, puisqu’on leur promettait plus d’argent ou d’être plus populaires. Mais ces participants ne risquaient pas leur vie…

Le mécanisme de l’héroïsme intéresse aussi les militaires: le Pentagone a financé plusieurs études menées à l’université de Yale afin d’examiner les différences entre les soldats qui résistent au combat et ceux qui craquent.

La psychiatre Deanne Airkins relève que la plupart des soldats tentent de fuir pendant le combat mais en sont incapables. Les héros doivent donc leur statut «au hasard et à leur survie

En 2005, le Journal of Personality avait publié une étude sur les Justes qui avaient sauvé des juifs pendant l’Holocauste. Certes, ces derniers étaient plus enclins à prendre des risques mais surtout les Justes étaient surtout des personnes qui avaient des relations régulières avec leurs familles et amis.

Time explique en outre que les policiers et soldats qui s’engagent ne le font pas pour la paie mais pour la reconnaissance sociale que leur métier implique. 

En juin 2011, Taylor Clark analysait sur Slate pourquoi certains réussissaient à garder leur sang-froid en situation de stress intense. Il expliquait que si les soldats des forces spéciales sont génétiquement mieux préparés à gérer leur stress, l'entrainement peut nous apprendre à faire face à des angoisses extrêmes. Jon Blunk, qui a sauvé sa petite amie lors de la tuerie d'Aurora, était d'ailleurs un vétéran de la marine.

Time conclue en rappelant la définition d’un lâche, beaucoup plus facile à déterminer, selon l’écrivain américain Ambrose Pierce.

«Un type qui, devant un péril imminent, pense avec ses jambes

Pauline Moullot
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