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Les psychopathes n'ont pas de compte Facebook

Ludivine Olives, mis à jour le 08.08.2012 à 14 h 24

Facebook button count is wrong / birgerking via Flickr CC License by

Facebook button count is wrong / birgerking via Flickr CC License by

L’un de vos amis n’a pas de profil Facebook? Méfiez-vous, il pourrait être un sociopathe… C’est l’idée que défend le site allemand Tagesspiegel en relevant que les auteurs des plus grandes tueries de ces dernières années étaient absents de Facebook. Le norvégien Anders Breivik et l’americain James Holmes, déconnectés de la réalité, l’étaient également des réseaux sociaux.

Numerama relève ainsi que James Holmes, auteur de la fusillade de Denver qui a fait 12 morts et 59 blessés, était invisible sur le net et avait seulement un compte sur AdultFinder. Anders Breivik, auteur des attentats de Norvège avait seulement un compte Myspace. N’ayant pas cherché à déplacer ses liens d’amitié sur le nouveau réseau social, on peut y voir un véritable déficit relationnel.

Enfin le français Mohamed Mera, qui a tué 7 personnes dont trois enfants juifs et en a blessé 6 autres entre Toulouse et Montauban, n’était ni sur Facebook, ni sur Twitter… mais avait en revanche un compte Youtube pour pouvoir poster ses vidéos.

Etre absent de Facebook n’inquiète pas seulement Tagesspiegel mais également les services des ressources humaines. Selon une enquête de Forbes, ces derniers se méfieraient des jeunes candidats n’ayant pas de compte Facebook. La raison? Ils auraient quelque chose à cacher ou se seraient fait supprimer leur compte pour cause de contenu illicite. Rien d’encourageant.

Une étude menée par l'Université de Lausanne et publiée sur Pediatrics explique notamment que si être accro à Internet peut être grave, délaisser complétement les réseaux sociaux peut également être un signe de dépression.

Ainsi Slate.com déclare qu’il faut rester sur ses gardes lorsqu’on accepte un rendez-vous avec quelqu’un qui n’a pas de compte Facebook:

«Si vous sortez avec quelqu'un et qu'il n'a pas de profil Facebook, vous devriez être méfiants».

Car là aussi, l’idée que quelqu’un refuse de se dévoiler publiquement est devenue inhabituel.

Katie J.M. Baker, journaliste pour Jezebel, se méfie également des personnes n’étant pas sur Facebook, mais pour une toute autre raison…

«Personnellement, je me méfie quand je rencontre quelqu'un qui n'a pas Facebook, car cela signifie généralement que la personne est désespérée à l'idée de faire partie de la contre-culture, et je dois me préparer à entendre une diatribe prétentieuse sur le fait qu’il n’a même pas de smartphone».

Afin de répondre à ces attaques, Rue89 a donné la parole à Sammy, un avocat qui s'est «désintoxiqué» de Facebook. Inscrit en 2006, il a supprimé son compte il y a quatre ans. Il raconte s'est être senti «addict» et «pervers» à épier la vie des autres. Aujourd'hui, libéré du réseau social, il sort, profite de ses proches et fait de nouvelles rencontres sans être un psychopathe pour autant...

Ludivine Olives
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