Une imprimante 3D fabrique des «bras magiques» pour une enfant handicapée

Capture d'écran Youtube du 7 août 2012

Capture d'écran Youtube du 7 août 2012

Une petite fille américaine âgée de quatre ans a retrouvé l’usage de ses bras grâce à une imprimante 3D, rapporte All Things D.

Emma Lavelle souffre d’arthrogrypose depuis sa naissance, des raideurs articulaires qui empêchent ses muscles de se développer. Née avec les jambes entourées au niveau de ses oreilles, Emma a subi plusieurs interventions et a été plâtrée à de multiples reprises. Mais à deux ans, elle ne pouvait toujours pas bouger ses bras. Incapable de jouer ou de se nourrir elle-même.

CBS raconte que sa mère l’a inscrite dans un programme d’un hôpital du Delaware après avoir vu un exemple d’exosquelette biomécanique, Wilmington Robotic Exoskeleton (WREX), attaché aux membres des patients souffrant d’arthrogrypose pour les aider à bouger grâce à un système d’élastiques et d’articulations artificielles.

Problème, constitué de pièces de métal l’appareil était trop lourd et inadapté à un enfant si jeune. Today’s Medical Developments explique que les médecins, Tariq Rahman et Whitney Sample, ont eu l’idée de fabriquer l’exosquelette grâce à une imprimante 3D, qui fabrique des prototypes en thermoplastique à partir de dessins.

Emma est aujourd’hui capable de jouer et de prendre ses parents dans ses bras. Elle porte son exosquelette en plastique tous les jours, chez elle et à l’école et cela l’aide à avoir une vie sociale.

«Elle peut faire ses devoirs, elle écrit, bien sûr elle joue, et c’est un moyen d’interagir avec ses camarades

Le docteur Rahman explique qu’une quinzaine d’enfants utilisent aujourd’hui ce système. Etre incapable d’utiliser ses bras pourrait amener des enfants à souffrir en plus d’un développement cognitif et émotionnel.

«Quand elle a commencé à s’exprimer, on allait [à l’atelier du Dr Sample] et on disait "Emma, tu sais qu’on va te mettre le WREX." Et elle appelait ça ses bras magiques», se souvient sa mère.

Une expérience si concluante que l’entreprise d’imprimantes 3D Stratasys s’est servie de cette histoire pour en faire sa pub. La vidéo Youtube qui raconte l’histoire d’Emma Lavelle a déjà été vue plus de 300.000 fois.

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