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Ce que cachent les rumeurs d'investissement d'Apple dans Twitter

Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 30.07.2012 à 16 h 20

Large last years model MacBook  Gunnar Þór Hafdal via Flickr CC License by

Large last years model MacBook Gunnar Þór Hafdal via Flickr CC License by

Apple est-il une diversion pour les entreprises technologiques en difficultés? C’est ce que pense le site The Verge. Dans un article, le média américain critique les médias qui se sont emballés un peu vite sur une rumeur de rachat par Apple de Twitter.

La rumeur est partie du New York Times le 27 juillet. Celui-ci affirmait qu’Apple avait depuis l'an dernier soupesé l'idée de consacrer quelques centaines de millions de dollars à un  investissement dans Twitter en indiquant toutefois qu'il n'y avait pas de discussions actuellement entre les deux entreprises. Le Wall Street rebondissait ensuite, mais en affirmant que si des discussions avaient bel et bien eu lieu, elles remontaient à plus d'un an.

L’information a été très vite reprise par la presse internationale. Mais pour Tim Carmody de The Verge, le bruit médiatique suscité tient avant tout du fantasme de fan une fois les faits exposés. L’article du New York Times, en imaginant ce qui aurait pu se passer si le deal avait été signé, devient ainsi une fan-fiction.

Comme l’explique Carmody, à lire les deux articles, on pourrait croire que Twitter est en position de force alors qu’Apple aurait désespérément besoin de ce partenariat:

«C’est assez pour vous donner envie d’aller acheter autant d’actions de Twitter que vous pouvez. »

Sauf que comme l’explique l’auteur, la semaine dernière a été très mauvaise pour les entreprises Internet. Dans la même journée, Twitter et Gmail ont eu des difficultés techniques. Et que, au lieu d’avoir eu les sites titrant «Deux jours de plus comme ça et la grande bulle technologique de 2012 va sombrer dans l’oubli» les médias ont préféré titrer sur la rumeur Apple/Twitter.

En fait, comme l’explique  Carmody, les médias font appel à Apple lorsque que les temps sont incertains:

«Apple est la chose la plus proche d’une entreprise technologique sûre que nous avons. La façon la plus sûre pour que tout le monde pense que ces compagnies valent une fortune est de montrer que (…) Apple pense qu’elles valent une fortune.»

L’auteur conclut que la technique de fuite de ce genre d’information est vieille comme le monde parce qu’elle donne de la valeur a une entreprise en difficultés. Comme Carmody le souligne, «Apple n’achète pas tout ce que nous aimerions qu’ils achètent».

Fabien Jannic-Cherbonnel
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