France

NKM candidate à la présidence de l'UMP

Cécile Chalancon, mis à jour le 21.07.2012 à 13 h 08

Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'une conférence au sujet de SeaFrance, 9 janvier 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'une conférence au sujet de SeaFrance, 9 janvier 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Nathalie Kosciusko-Morizet a choisi la presse régionale, en l'occurence Corse-Matin, pour l'annoncer: elle est candidate à la présidence... de l'UMP (pour ce qui de 2017, c'est «zéro actualité aujourd'hui», assure-t-elle)

Dans l'entretien accordé au quotidien corse, NKM explique.

«Je me pose en alternative, en troisième voie, car beaucoup ne se reconnaissent pas dans le combat des chefs qui se joue en ce moment. J'ai soutenu la démarche d'Alain Juppé d'élire un président qui ne soit pas candidat en 2017. Elle n'avance pas, mais les militants y sont très sensibles.»

Celle qui a été la porte-parole de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle se pose donc en troisième femme, au milieu de François Fillon (déjà déclaré) et Jean-François Copé (qui a choisi de différer la confirmation de sa candidature).

NKM avait déjà annoncé dans la semaine dans une interview à L'Express qu'elle créait un mouvement au sein de l'UMP: La France droite. A la question pourquoi la France droite, l'ancienne ministre répondait:

«Parce que je suis de droite: je me reconnais dans les valeurs cardinales que sont le travail, l'autorité, la responsabilité. Mais aussi parce que je crois à la rectitude et à la clarté politiques. Enfin, parce que, dans un monde en pleine tempête, il faut tenir son cap. Je veux créer un espace de production de sens, fédérer les Français qui se sentent orphelins de Nicolas Sarkozy, avoir des idées neuves face à des situations inédites, refuser la confiscation par les appareils, bref permettre à tous ceux qui le souhaitent de se mettre en mouvement. Ce sont ces valeurs intangibles que j'entends défendre avec tous ceux qui les partagent, au centre comme à l'UMP.»

La démarche de NKM rejoint-elle celle de Rachida Dati, qui reproche à l'UMP d'être machiste et qui veut se placer à la tête d'un trio féminin?

«L'UMP a un gros problème avec la promotion des femmes. Je souscris à l'idée de Rachida sur la parité à la commission d'investiture. Mais on ne combat pas le sexisme en misant sur la tactique du miroir inversé.»

Cécile Chalancon
Cécile Chalancon (99 articles)
Editrice à Slate.fr
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