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Le 3e plus gros responsable des spams, Grum, est détruit

Cécile Dehesdin, mis à jour le 20.07.2012 à 11 h 52

Spam Wall / Freezelight via Flickr CC License by

Spam Wall / Freezelight via Flickr CC License by

Bonne nouvelle pour nos boîtes mail! Des entreprises spécialisées dans la sécurité Internet disent avoir réussi à détruire le troisième plus gros botnet actif aujourd'hui, qu'on pense être responsable de 18% des spams envoyés dans le monde, rapporte la BBC. 18% des spams, c'est-à-dire 18 milliards de pourriels par jour environ, note 01 net.

Les serveurs de contrôle de Grum étaient principalement situés au Panama, en Russie et en Ukraine. L'entreprise de sécurité FireEye et le service anti-spams SpamHaus ont collaboré avec des fournisseurs d'accès Internet locaux pour repérer et mettre un terme au règne de Grum cette semaine.

Un botnet est un réseau d'ordinateurs hackés par des cybercriminels qui peuvent ensuite les contrôler à distance pour envoyer des virus ou des spams à d'autres ordinateurs.

D'après Atif Mushtaq, un chercheur chez FireEye:

«Cette collaboration envoie un message fort à tous les spammeurs: arrêtez de nous envoyer du spam. Nous n'avons pas besoin de votre Viagra pas cher ou de vos fausses Rolex.»

L'opération a été compliquée, puisque quand les chercheurs en sécurité ont réussi à faire fermer un canal de commande et de contrôle (C&C) au Panama, ils se sont rendus compte que les responsables du botnet s'étaient mis à rediriger leurs autres canaux vers des serveurs en Ukraine, que Mushtaq décrit comme un «refuge» pour les créateurs de botnets.

Les botnets sont composés de deux éléments principaux, explique Mashable: des canaux de commande et de contrôle, et des ordinateurs zombies, généralement infectés par des logiciels malveillants qui permettent aux C&C de contrôler les ordinateurs sans que leurs utilisateurs le sachent.

On estime que Grum opérait avec environ 120.000 adresses IP, ramenées à 20.000 désormais, et pour la plupart devenues inactives puisque les canaux de contrôle et commande ont été fermés.

Pourra-t-on un jour gagner la guerre du spam? Selon Mark Gimein, la réponse est oui. Dans un article paru sur Slate.com et traduit pour Slate.fr, il expliquait que même si les messages indésirables existent encore, ils ne représentent plus vraiment un problème face aux progrès des boîtes mails en matière de filtrage de spams:

«Le spam était pénible, c'est devenu un fléau médiatique, et il est en train de devenir un non-problème. L'étape suivante c'est qu'il devienne, dans deux ou trois ans, rien de plus qu'un trip nostalgique.»

Sauf que le spam risque de simplement se déplacer: c'était l'argument du magazine américain Time, pour qui on est encore loin d’en avoir fini avec les messages indésirables parce que les spammeurs investissent les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter. 

Cécile Dehesdin
Cécile Dehesdin (610 articles)
Rédactrice en chef adjointe
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