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L'espace a une odeur de steak brûlé

Notre galaxie vue par Hubble. © Nasa

Notre galaxie vue par Hubble. © Nasa

Non seulement l’espace a une odeur, mais il semblerait qu’elle ne soit pas très agréable, nous apprend Megan Garber sur The Atlantic. Les astronautes ont rapporté de leurs sorties dans l’espace cette étrange odeur sur leur casque, leurs gants et leurs outils.

C’est une odeur de «steak brûlé», de «métal chaud», d’«émanations de soudure», décrivent tous les astronautes. C’est «une sensation métallique, douce et plutôt agréable. Ça me rappelle mes étés d’étudiant, quand je travaillais pendant des heures en faisant de la soudure à l’arc», a pour sa part décrit l’astronaute Don Pettit, qui a fait un séjour dans la station spatiale internationale.

Une odeur qui serait due, explique le site Science in a can, aux vibrations dans des particules mélangées à l’air qui se trouve dans les cabines spatiales.

Le chimiste Steve Pearce a récemment participé en Angleterre à une exposition olfactive sur le thème des odeurs impossibles. C’est là qu’il a eu l’idée de reproduire l’odeur de la station MIR. La Nasa, qui a entendu parler de l’expérience menée par le chimiste, lui a alors demandé de reproduire l’odeur de l’espace pour l’utiliser dans le cadre des entraînements d’acclimatation de ses astronautes.

Selon Science in a can, il sera possible à l’avenir de recréer l’odeur de la Lune, celle de Mars, de Mercure ou de n’importe quel endroit de l’univers. Comme la constellation du Sagitaire, vaste nuage de poussière au milieu de la voie lactée, dont les chercheurs pensent qu’à cause de la présence d’une substance appelée formiate d'éthyle, son odeur rappelle la framboise et le rhum.

Ces senteurs spatiales trouveront-elles un jour un débouché commercial? En attendant, vous pouvez toujours patienter avec les odeurs des villes du monde. Une ligne de parfum, nommée «Scents of Departure» (soit «fragrances de départ» en français) vous propose Tokyo, Londres ou Dubai (14 villes en tout) en flacons, comme The Huffington Post l’écrivait en juin dernier. «Les odeurs représentent les sentiments et les idées qui évoquent la ville, ce n’est pas une traduction olfactive littérale de la ville, expliquait le porte-parole de la marque. Par exemple, pour New York, le créateur Gerald [Ghislain] veut que le parfum recrée une promenade dans Central Park et comme il adore jouer avec les mots et les odeurs, il a ajouté une touche de pomme verte, en honneur, évidemment, à la Grosse Pomme.»

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