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Zlatan Ibrahimovic: salaire «indécent» mais gros lot pour le Trésor public

Grégoire Fleurot, mis à jour le 19.07.2012 à 16 h 38

 Le Suédois Zlatan Ibrahimovic marque un but contre la France à Kiev le 19 Juin 2012 REUTERS/Eddie Keogh

Le Suédois Zlatan Ibrahimovic marque un but contre la France à Kiev le 19 Juin 2012 REUTERS/Eddie Keogh

Avec l’arrivée de Zlatan Ibrahimovic au Paris Saint-Germain, le public français va pouvoir apprécier tous les weekends ce qui se fait de mieux dans le football mondial. Et découvrir les excès qui vont avec: le salaire annuel du Suédois va avoisiner les 14 millions d’euros. Un chiffre «indécent» a estimé sur Europe 1 le ministre du Budget Jérôme Cahuzac jeudi 19 juillet, au lendemain de la signature du joueur:

«Ils sont indécents à un moment où dans le monde entier chacun doit faire des efforts, connaît les conséquences terribles d'une crise que d'ailleurs la financiarisation du monde de l'économie avait provoquée, cette même financiarisation semble s'emparer de plus en plus chaque mois ou chaque année du football.»

Roselyne Bachelot a parlé de son «dégoût» et de son «indignation», la ministre des Sports Valérie Fourneyron a jugé avec un peu plus de retenue que le salaire d’«Ibra» était «astronomique et déraisonnable». Le débat sur la rémunération des footballeurs n’est pourtant pas nouveau, surtout en France où seulement 30% de la population estime que les riches méritent leur argent.

Si les Français n’avaient pas attendu l’arrivée des Qataris au PSG pour s’offusquer des salaires astronomiques, nos clubs étaient jusqu’ici bien loin des sommes dépensées par les géants espagnols, anglais, italiens ou même allemands pour attirer les meilleurs joueurs du monde. De ce côté-ci de la Manche, on regardait les folies d’Abramovic à Chelsea ou celles des cheiks d’Abu Dhabi à Manchester City avec une curiosité mêlée de dédain et d'une pointe de jalousie aussi.

Mais le PSG a rejoint la bande des nouveaux riches du football à l’été dernier, et a même dépassé ses prédécesseurs puisqu’aucun des deux clubs précités ne paie de salaire aussi élevé que celui que va verser tous les mois le PSG à sa nouvelle star.

Dans ses critiques, le ministre du Budget semble pourtant oublier les sommes encore plus importantes que le club parisien va reverser directement dans les caisses de l’Etat. Pour un salaire de 14 millions d'euros net, le PSG reversera ainsi 21 millions d’euros annuels en impôts selon les calculs d’Europe 1. Une somme qui pourrait exploser si François Hollande respecte sa promesse de mettre en place un taux marginal de 75% pour la tranche de revenus supérieure à un million d'euros.

La différence en cas de changement de législation sera entièrement prise en charge par le PSG, les agents et les joueurs se prémunissant pendant les négociations de contrats d'éventuelles variations de régimes fiscaux, comme le souligne L’Expansion.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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