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Tout ce qu’il ne faut plus faire pour bien maigrir: médicaments, plantes...

Jean-Yves Nau, mis à jour le 19.07.2012 à 10 h 00

A MAtched Set / Tobyotter via FlickrCC Licence by

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On ne plaisante plus, en France, avec la perte de poids. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) rappelle quelques règles de base que les professionnels de santé devraient suivre pour aider leurs patients à «mieux s’orienter dans leur démarche de perte de poids». Ces recommandations (que l'on trouve dans son rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés à l’utilisation de produits de santé à des fins d’amaigrissement rendu public le 18 juillet) visent notamment à endiguer le flot ininterrompu des offres promotionnelles faites sur ce thème sur Internet: régimes en tous genres, médicaments détournés de leurs indications (diurétiques, laxatifs) ou de compléments alimentaires d’origine non contrôlée. Or il est avéré que certaines pratiques peuvent nuire gravement à la santé.

C’est aussi le cas de méthodes relevant du charlatanisme (conseils hygiéno-diététique, cabines à infrarouges, appareils d’électrothérapie, à ultrasons ou de drainage lymphatique…). L’attention est attirée sur les dangers des préparations «traditionnelles» à base de plantes. 

Souvent perçues comme une approche naturelle dépourvue de risques, leur composition et leur étiquetage peuvent poser problème comme l’évoquait il y a quelques mois Le Quotidien du médecin. Après l’affaire du Médiator, l’ANSM insiste auprès des médecins français sur la nécessité de ne pas prescrire de médicaments en dehors de leur autorisation de mise sur le marché dans le traitement du surpoids ou de l’obésité.

Dès lors, que peut bien encore faire le médecin à qui l’on va s’adresser pour perdre un peu de son volume et de sa masse? Il lui reste à définir avec son patient des objectifs «dans le cadre d’une prise en charge interdisciplinaire». Soit, dans l’idéal, un médecin, un diététicien-nutritionniste, un professionnel de l’activité physique et un psychologue. 

«Un traitement médicamenteux ne peut être envisagé qu’en cas de nécessité médicale de perte de poids et de réponse insuffisante aux mesures diététiques et de style de vie», rappelle l’ANSM. Dans l’attente, l’agence conseille de s'appuyer sur les dernières recommandations en date de la Haute Autorité de santé (HAS). Pour les patients sans surpoids ni obèses, elle incite chacun d’entre nous à prendre connaissance des repères nutritionnels du Programme national nutrition santé.

Cette approche française coïncide avec les autorisations données par la Food and Drug Administration à la mise sur le marché américain de deux médicaments anti-obésité plus ou moins controversés: le Belviq (ou lorcaserine des laboratoires Arena Pharmaceuticals) et le Qvisa (du laboratoire Vivus). Dans ce dernier cas, il s’agit d’une préparation associant un anorexigène et un antiépileptique. Il y a quelques semaines, la revue indépendante Prescrire expliquait que cette spécialité n’était rien d’autre qu’une association de malfaiteurs et que ceux qui la proposaient étaient des apprentis sorciers.

Jean-Yves Nau
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Journaliste
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