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Laszlo Csatary, le criminel nazi, retrouvé chez lui en Hongrie

Ludivine Olives, mis à jour le 16.07.2012 à 11 h 41

nazi badge / amandabhslater Via FlickrCC Licence by

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Le criminel nazi le plus recherché au monde a été retrouvé par des journalistes du quotidien britannique The Sun. Laszlo Csatary, désormais âgé de 97 ans, se cachait tout bonnement en Hongrie, dans son pays d'origine.

Lors de l’Occupation par l’Allemagne nazie de ce qui est aujourd'hui la République tchécoslovaque, il dirigeait la police du ghetto de Kosice, en Slovaquie, où 15.700 juifs avaient été assassinés. La majorité a été déportée vers le camp d’extermination d’Auschwitz, en Pologne.

Selon le tabloïd, des documents que le Centre Simon Wiesenthal (ONG qui  préserve de la mémoire de l'Holocauste) a découvert à Jérusalem démontrent que Csatary prenait plaisir à battre les femmes avec un fouet qu’il portait en ceinture. Il les obligeait également à creuser des fosses dans le sol gelé à mains nues.

Après la victoire des Alliés, Laszlo Csatary a fui au Canada sous un faux nom où il est devenu marchand d’art. En 1997, sa véritable identité a été découverte et il a quitté le pays. Depuis 15 ans, on ignorait où il se trouvait.

Des journalistes du Sun ont réussi à retrouver sa trace dans un quartier chic de Budapest. L’homme y coule une retraite tranquille dans un appartement de deux pièces. Lorsque les journalistes se sont présentés à son domicile, il a ouvert la porte en caleçon et chaussettes. Face aux accusations des journalistes, il a claqué la porte en affirmant qu’il n’était responsable de rien.

Le procureur adjoint de la République dans la capitale, Jenö Varga, a déclaré dimanche:  

«Une enquête est en cours. Le parquet étudie les informations reçues.»

L’un des derniers en vie

Serge Klarsfeld, président de l’Association  Fils et Filles de Déportés Juifs de France, minimise l rôle de Csatary. Sur Europe1, dimanche, il a expliqué n'avoir «jamais entendu parlé de Csatary»:

«Aujourd’hui il était le plus recherché parce qu’ils ont tous entre 90 et 100 ans, mais il y a trente ans, il aurait été 3.500e sur la liste.»

Il ajoute avec regret:

«Il reste très peu de criminels en vie et en fuite. Et puis c’était les plus jeunes à l’époque, donc ceux qui avaient peu de responsabilités. Il est bon que l’on poursuive les criminels jusqu’à leur dernier souffle, mais d’un autre côté, ce ne sont plus que des comparses et des sulbaternes.»

Si les accusations s'avèrent exactes, ce serait l'une des dernières occasions pour les familles des victimes de voir l’un de leur bourreau jugé équitablement lors d’un procès.

Ludivine Olives
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