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Moins on a un comportement vert, moins on culpabilise pour la planète

Andre Gayraud , mis à jour le 13.07.2012 à 15 h 56

REUTERS/Ricardo Moraes

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Pensez-vous à votre empreinte carbone? Une nouvelle étude menée par la National Geographic Society et un cabinet de conseil GlobalScan sur 17 pays industrialisés et en développement met en lumière une «grande déconnexion»: les habitants des pays riches qui ont le comportement le moins «renouvelable» sont aussi ceux qui ont le moins de sentiment de culpabilité vis-à-vis de leur impact sur l’environnement.

«Avec notre culture de consommation, nous avons été endoctrinés pour croire que nous pouvons nous racheter de nos implications environnementales», explique Eric Whan, directeur du département Durabilité à GlobalScan.

L’enquête Greendex a porté sur 17.000 personnes interrogées en ligne sur des questions portant sur leurs habitudes en matière de logement, de transports, d’alimentation et de biens de consommation.

Selon l’enquête, les Indiens sont ceux qui ont le comportement le plus durable, suivis des Chinois et des Brésiliens. Depuis 2008, les Américains arrivent derniers (ils sont seulement 21% à éprouver de la culpabilité par rapport à leurs actions anti-environnementales) et les Français sont les plus mal classés des pays européens.

Dans le même temps, les Américains sont ceux qui font le plus confiance dans la capacité de l’individu à protéger l’environnement (47%). Les pays avec le comportement le plus «vert» comme l’Inde, la Chine et le Brésil sont aussi ceux où les habitants ont le plus grand sentiment de culpabilité, et le moins confiance dans leur capacité individuelle à empêcher les problèmes environnementaux.

Eric Whan constate:

«Dans ces pays, le sentiment que l’environnement a une incidence sur santé des gens est plus grand. L’inquiétude est également plus importante sur des sujets comme l’eau et l’air et il y a aussi une réelle sensibilisation au réchauffement climatique.»

Les résultats montre que les personnes qui ont les vies les plus nuisibles pour l’environnement, et ont les moyens de combattre le problème (parce qu’elles sont riches), n’ont apparemment pas la motivation pour lutter contre ces nuisances.

Mais l’étude donne quelques raisons d’être optimiste, souligne The Economist. Cinq pays ont développé leurs comportements verts depuis 2010 (dont la Chine et les Etats-Unis). D’autre part, les habitants des grands pays en développement, qui polluent beaucoup, souhaitent être davantage renouvelables. Whan ajoute:

«La première étape est d’en être conscient. Nous espérons que le Greendex va aider les gens à penser aux implications, pas seulement des choix qu’ils font comme consommateurs, mais aussi de combien ils consomment».

Andre Gayraud
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