Monde

Italie: Silvio Berlusconi à nouveau candidat au poste de Premier ministre

Temps de lecture : 2 min

Berlusconi. Alessio85 via Flickr CC Licence by
Berlusconi. Alessio85 via Flickr CC Licence by

La rumeur d’un retour de Berlusconi sur la scène politique italienne courait depuis quelques semaines, mais le Corriere della Sera est le premier à enlever les points d’interrogation et le conditionnel ce mercredi 11 juillet. Selon le quotidien, le Cavaliere a pris la décision de se présenter en tête de liste du Peuple de la liberté (PDL, le parti qu'il a fondé en 2009) aux élections législatives prévues pour le printemps 2013. A près de 77 ans, il a donc l'intention de briguer une nouvelle fois le poste de président du Conseil (équivalent de Premier ministre), qu'il a occupé de 1994 à 1995, de 2001 à 2006 et de 2008 à 2011:

«Il a passé les dernières semaines à étudier les sondages, à analyser les scénarios de l’élection de 2013, à écouter les dirigeants du PDL, les hommes d'affaires et les responsables étrangers. Mais à l’arrivée, la décision est prise: Berlusconi présentera de nouveau sa candidature pour le poste de président du Conseil.»

Un récent sondage aurait joué un rôle décisif dans la décision de Berlusconi, selon le journal. L’étude ne donnait que 10% d’intentions de vote à un PDL sans Berlusconi, 18% dans le scénario où le secrétaire du parti Angelino Alfano se présenterait avec un soutien actif du Cavaliere et 30% si Berlusconi se présentait lui-même pour le poste de président du Conseil «avec à ses côtés Alfano et une équipe de jeunes dirigeants».

Comme le souligne le Corriere, 30% des voix ne suffiraient peut-être pas à reprendre les rênes du pays, mais un tel score donnerait à Berlusconi et son parti un rôle décisif dans la prochaine mandature, surtout dans un contexte où le gouvernement de coalition serait appelé à continuer sur la voie de l'assainissement budgétaire.

Silvio Berlusconi aurait renoncé à ses vacances dans sa luxueuse villa en Sardaigne pour préparer son retour en septembre. Il compte notamment trouver un nouveau nom à son parti pour cette nouvelle bataille électorale, selon le Corriere.

Il Fatto Quotidiano, un autre quotidien national, confirme l’information, et rapporte les propos que Berlusconi aurait tenus la veille à ses lieutenants:

«C’est inutile, sans moi vous n’allez nulle part.»

Selon la Stampa, Angelino Alfano lui-même a fait part de son soutien à la candidature de Berlusconi:

«Il y a un grand mouvement de soutien à la candidature du président Berlusconi […] et je crois qu’à la fin il décidera de descendre sur le terrain. […] Nombreux sont ceux qui le lui demandent, et j’en fais partie.»

Grégoire Fleurot Journaliste

Newsletters

La Nasa n’arrête pas de perdre des trésors inestimables

La Nasa n’arrête pas de perdre des trésors inestimables

Perdus, volés ou vendus, des équipements historiques ont échappé au fil du temps au contrôle de l’agence spatiale.

«Bolsonaro est une antiquité qui nous arrive du passé via WhatsApp»

«Bolsonaro est une antiquité qui nous arrive du passé via WhatsApp»

Comme les milieux religieux, la communauté tech est très divisée sur le phénomène Bolsonaro. Sur le point d'être élu grâce aux réseaux sociaux, il ne sera pas forcément pour autant un président favorable aux nouvelles technologies.

La Chine croule sous le poids de ses vélos flottants abandonnés

La Chine croule sous le poids de ses vélos flottants abandonnés

En Chine, l’industrie du vélo en libre-service est si florissante que des milliers de bicyclettes fanent aux quatre coins des villes.

Newsletters