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Quand on décide rapidement, on choisit toujours la première option

Pauline Moullot, mis à jour le 11.07.2012 à 16 h 59

Jelly beans/RomanSoto Via FlickrCC Licenceby

Jelly beans/RomanSoto Via FlickrCC Licenceby

Prendre une décision n’a jamais été facile. En particulier quand on a très envie de faire pipi ou que rien ne nous permet de définir quel est le choix le plus rationnel dans un temps limité.

Confrontés à une telle situation, nous sommes en fait plus enclins à tout simplement prendre le premier choix qui s’offre à nous.

C’est ce que révèle une étude de chercheurs de l’université de Berkeley en Californie rapportée par the Atlantic. Trois expériences différentes ont prouvé que face à une décision à prendre rapidement, les sujets ont toujours choisi la première option qu’on leur proposait.

Dans le premier cas, 123 personnes devaient choisir entre deux équipes similaires. Dans le second, des passants du métro de Boston avaient le choix entre prendre un bonbon Bubble Yum ou un Bubblicious (des bonbons concurrents mais assez similaires). Enfin, on leur montrait deux criminels de 29 ans originaires de Floride.

A chaque fois, les sujets ont choisi la première équipe, le premier bonbon et ont décidé d’accorder une remise de peine au premier criminel qu’on leur avait montré.

Le Financial Times explique les conséquences que cette étude pourrait avoir dans le marketing. Selon les auteurs, les entreprises pourraient «vouloir développer leurs stratégies de business en sachant que les premières rencontres sont préférables à leurs clients ou leurs consommateurs».

Prendre la première décision puise en fait ses origines dans la théorie de l’évolution. Dans leur étude intitulée «Le premier est le meilleur», les chercheurs précisent que cette réaction serait le résultat d’un raccourci mental que les humains ont développé pendant des milliers d’années dans leur structure familiale et sociale.

Slate.fr a déjà expliqué que les décisions étaient rarement rationnelles puisqu’elles peuvent par exemple être influencées par l’odorat. Et si vous voulez à coup sûr faire le bon choix, pensez tout simplement dans une langue étrangère. Quand on réfléchit dans une autre langue, nos choix dépendent moins de nos émotions.

Inutile de trop se prendre la tête, de toutes façons plus vous prenez de décisions plus celles-ci seront mauvaises. L’usure psychologique de la prise de décisions conduirait même à diminuer notre volonté. En effet les gens qui prennent beaucoup de décisions font preuve de moins de résistance mentale.

Pauline Moullot
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Journaliste
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