Monde

A Detroit, une femme déclenche l'arme d'un policier en dansant et meurt

Grégoire Fleurot, mis à jour le 11.07.2012 à 10 h 34

M&P aura/Tony Faiola via Flickr CC License by

M&P aura/Tony Faiola via Flickr CC License by

Peut-on vraiment déclencher un pistolet rangé dans un étui simplement en serrant son propriétaire dans ses bras? C’est la question que se posent les experts et la famille d’une femme qui est morte d’une balle dans la poitrine dimanche 11 juillet à Detroit après avoir serré dans ses bras un policier qui n’était pas en service et apparemment accidentellement déclenché son arme à feu.

La police de Detroit rapporte qu’Adaisha Miller était en train de danser avec le policier Isaac Parrish à une fête tôt dimanche matin quand elle l'a serré dans les bras par derrière, touchant sa taille et activant d’une manière ou d’une autre la gâchette. Le chef de la police locale, Ralph Godbee Jr., a déclaré aux journalistes lundi qu’«il n’y a absolument aucune indication que le policier ait mis sa main sur son arme».

Mais les experts en armes à feu mettent cette version officielle en doute. David Malhalab, un policier à la retraite, a confié à Detroit News que l’histoire «n’est vraiment pas plausible» et a enjoint les autorités à poursuivre l’enquête.

Un ancien expert des armes à feu de la police du Michigan a fait part à l’agence de presse Associated Press de ses interrogations sur l’angle d’entrée de la balle dans le corps:

«J’ai de grandes difficultés à comprendre comment une arme qui pointe vers le sol peut se retourner littéralement de 110 degrés au minimum pour pointer vers le haut et atteindre quelqu’un.»

La mère de la victime, Yolanda McNair, remet en question la succession d’événements qui ont coûté la vie à sa file quelques jours avant son 25e anniversaire. «Pourquoi auriez-vous besoin d’un pistolet dans votre propre maison? A votre propre fête?», a-t-elle déclaré à Associated Press.

Les policiers de Detroit ont le droit de porter une arme en dehors de leur service selon Msnbc.com, du moment qu’ils ont un permis et que leur arme est rangée dans un étui adéquat. Parrish portait un Smith & Wesson semi-automatique de calibre 40, une arme standard pour son travail qui comporte un mécanisme de sécurité dans la gâchette plutôt qu’une sécurité extérieure.

Selon Godbee, la matière qui compose l’étui de Parrish était assez souple pour que la gâchette soit activée à travers celui-ci.

Grégoire Fleurot
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