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Peut-on vivre sans Google?

Andre Gayraud , mis à jour le 10.07.2012 à 16 h 46

la page d'accueil de Google (DR)

la page d'accueil de Google (DR)

Google va peut-être devoir payer la plus grande pénalité imposée par la Fédéral Trade Commission américaine: 22,5 millions de dollars pour la violation des réglages vie privée des utilisateurs de Safari (le navigateur d’Apple). Ce cas n’est qu’un parmi d’autres montrant les problèmes de vie privée soulevés par Internet et particulièrement Google, qui n’est jamais bien loin de ces débats. Alors la vraie question est peut-être: est-ce que l’on peut vivre sans Google?

BBC News raconte l’histoire de trois professionnels de la high-tech, gros utilisateurs d’Internet et des services de Google, qui ont tenté de se passer de Google. Tom Henderson, par exemple, a décidé de «divorcer de Google» après le changement de politique de confidentialité en mars 2012 permettant à Google d’aspirer toutes les informations contenues dans Gmail, Picasa, YouTube et utiliser ces données pour mieux comprendre l’utilisateur.

Même si Google avait assuré qu’il n’allait pas vendre ses informations («Ce n’est tout simplement pas notre façon de faire», avait déclaré une porte-parole), Henderson n’a pas été convaincu:

«Google n’est pas soumis à un contrôle de leur pratiques, ils ne disent pas s’ils vendent l’info à une entreprise de assurance ou à des personnes qui veulent vous démarcher commercialement…»

Henderson explique comment il a «divorcé» en sept jours. C’est un peu technique, mais il s’agit essentiellement de supprimer les cookies et l’historique de recherche, et après de trouver les alternatives à Google. Par exemple pour le moteur de recherche, il a utilisé Duck Duck Go, qui n’enregistre pas les données. Pour remplacer Youtube, il a utilisé Vimeo, et pour pallier l’absence de Google Voice, il a utilisé Skype.

Mais ce n’est pas aussi facile pour les autres. BBC News s’intéresse aussi au cas de Benjamin Ellis, qui lui, dit:

«Après un mois, j’ai décidé que c’était mission impossible (…) J’ai réalisé assez vite qu’il faut aller à l’extrême pour ne pas avoir d’interaction avec Google.» 

Il n’y a pas que le moteur de recherche ou les vidéos YouTube. Google, c’est aussi Google AdSense, le programme de publicités ciblées que l’on retrouve sur énormément de sites, et pas que ceux qui dépendent de Google.

Farhad Manjoo, le chroniqueur high-tech de Slate, avait lui aussi tenté de passer une semaine sans Google. Pour le moteur de recherche, il était passé sans trop de difficultés à Bing, même s’il avait pointé quelques défaillances. Pour ce qui est des autres produits Google?

«Mon rédacteur en chef m'a mis au défi de ne plus utiliser aucun produit Google. Pouvais-je survivre, ne serait-ce qu'une journée, sans aucun produit conçu à Mountain View? J'ai essayé. J'ai redirigé mes emails vers Hotmail, j'ai essayé de ne pas utiliser YouTube et j'ai tenté de faire des recherches sur des sujets obscurs sans recourir à Scholar. Mais je n'y suis pas arrivé. Google est trop bon —ses produits sont trop utiles, trop incontournables sur Internet pour pouvoir faire grand chose sans eux. J'ai tenu moins d'une demie journée sans Google, et ça a été l'enfer.»

Andre Gayraud
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