Life

Jane McGonigal invente un jeu vidéo qui augmente l'espérance de vie

Pauline Moullot, mis à jour le 03.07.2012 à 9 h 26

Jane McGonigal/Meet the Media Guru via FlickrCC Licence by

Jane McGonigal/Meet the Media Guru via FlickrCC Licence by

Vivre plus vieux en jouant aux jeux vidéo, c’est possible. C’est du moins ce qu’affirme Jane McGonigal, une créatrice de jeux à l’origine de SuperBetter, un nouveau jeu en ligne —présenté lors d’un TED Talk fin juin— qui augmenterait l’espérance de vie.

L’idée de SuperBetter lui est venue à la suite d’une commotion cérébrale en juillet 2009. Incapable de se consacrer à ses activités préférées comme lire ou jouer, Jane McGonigal a décidé de tirer profit de cette expérience: «Soit je me suicide, soit  je transforme cette expérience en jeu vidéo», raconte-t-elle.

Elle crée alors le personnage «Jane the Concussion Slayer» (Jane, la tueuse de commotions –comme Buffy the Vampire Slayer) qui doit battre la méchante caféine et offrir des gâteaux pour gagner des points, rappelle le New York Times.

Développé en partenariat avec des psychologues, médecins et scientifiques, le pratique quotidienne de ce jeu, en stimulant quatre qualités (physique, mentale, émotionnelle et sociale) ferait gagner dix ans d’espérance de vie.      

Pour cette démonstration, Jane McGonigal s’est appuyée sur une étude sur les cinq regrets les plus fréquemment exprimés par les patients sur leur lit de mort (notamment «je regrette d’avoir trop travaillé,  je regrette de ne pas m’être exprimé et j’aurais aimé passer plus de temps avec ma famille»).

The Adventure Begins from SuperBetter on Vimeo.

La gameuse soutient que son jeu répond à ces remords puisqu’il encourage les gens à se rapprocher de leurs amis et à communiquer.

«Ça les aide comme cela m’a aidé. Ils se sentent plus forts et mieux… mieux compris par leurs amis et leur famille

Selon le site PSFK, les joueurs peuvent choisir parmi vingt-cinq aventures qui les poussent à renforcer leur détermination pour arrêter de fumer, perdre du poids ou même surmonter une maladie.

En 2011, la théoricienne avait déjà publié un livre intitulé Reality Is Broken expliquant en quoi les jeux vidéo étaient bons pour nous et auquel Slate avait consacré un article.

D’abord tombée dans le gaming  par passion, Jane McGonigal en a peu à peu fait son métier en tant que théoricienne. 

Pauline Moullot
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Journaliste
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