A quoi ça ressemble, une entreprise sans patron?

REUTERS/ Fadi Al-Assaad

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Bienvenue dans le monde du travail sans patron, où il n’y a pas la hiérarchie, où les travailleurs déterminent le salaire des autres et où les employés fixent leurs heures de travail. Selon un reportage du Wall Street Journal, des entreprises comme Valve corp, Github, GE aviation et W.L. Gore ont choisi un modèle loin d’être traditionnel.

Valve, une entreprise qui crée les jeux vidéo (comme Half Life), n’a pas de patron ou de directeur depuis le premier jour, en 1996. Et l’entreprise se porte très bien. Les employés proposent leurs projets aux autres et c’est comme ça que se lancent les nouveaux projets. L’entreprise utilise les tables à roulettes pour encourager les collaborations et les discussions. Valve soutient que sa rentabilité par employé est «plus haute que Google, Amazon, ou Microsoft».

A W.L. Gore (comme le Gore-Tex), la chef exécutif (son titre est un des rares de l’entreprise), explique qu’«au début, c’est tout à fait moins efficace», mais qu’une fois que l’organisation est en place, tout va très vite. Greg Coomer, qui a travaille à Valve depuis 16 ans, ajoute que chez eux, «en ce qui concerne les projets, il y a généralement quelqu’un qui en tant que gestionnaire de facto. Quand personne ne prend la direction, c’est habituellement le signe  que le projet ne vaut pas le coup.»

Il n’y a pas que des petites entreprises qui fonctionnent sans boss.

Depuis des années, le géant de l’industrie General Electric (GE) n’utilise pas de directeurs ou de contremaîtres dans certains bâtiments où il fabrique des avions. GE dit qu’il utilise cette méthode pour augmenter la productivité dans les usines qui produisent des petits volumes et où peu d’employés travaillent et peuvent réaliser plusieurs tâches.

Mais sans patron qui décide des salaires? A Valve, chaque employé classe les autres pour déterminer qui mérite plus d’argent. De la même manière, tous les travailleurs participent aux recrutements, c’est une décision collective. 

Mais le système n’est pas parfait, il y a aussi des inconvénients. Les entreprises expliquent qu’il est plus difficile de repérer ceux qui ne travaillent pas assez. Même Valve explique dans son manuel de travail que quelque fois les mauvais travailleurs «peuvent rester sans se faire remarquer trop longtemps». Par ailleurs, la bonne alchimie entre les personnes au bureau est essentielle –il n’y a aucune place pour les rivalités.

Une chose est absolument nécessaire pour ces entreprises: des travailleurs motivés. Puisqu’il n’y a personne pour leur dire de travailler.

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