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Les principales causes de décès des Américains, il y a 200 ans et aujourd'hui

Delphine Dyèvre, mis à jour le 26.06.2012 à 17 h 11

Graphique de l'étude du New England Journal of Medicine.

Graphique de l'étude du New England Journal of Medicine.

De quoi les Américains mouraient-ils hier et de quoi meurent-ils aujourd’hui? C’est la question que s’est posée le New England Journal of Medicine (NEJM), qui a étudié les différentes causes de décès depuis 200 ans, rapporte le Washington Post.

La première chose que l’on remarque dans le graphique, c’est combien le taux de mortalité a chuté au cours du XXe siècle. Cela s'explique en partie par la baisse des maladies infectieuses comme la tuberculose, la pneumonie ou la grippe.

En effet, la médecine a fait de grands progrès en ce qui concerne les vaccins et le dépistage, ce qui a permis de faire baisser drastiquement le nombre d’infections. Et par là même le nombre de décès. Ce qui a redéfini les causes de mortalité dans le pays.

Graphique de l'étude du New England Journal of Medicine

On est également frappé, comme le souligne the Atlantic, par la progression du  cancer et des maladies cardiaques, qui sont aujourd’hui les deux principales causes de décès aux Etats-Unis (63%). En 1900, ces deux maladies n’étaient la cause que de 18% des morts.

En plus d’être responsables du plus grand nombre de morts dans son ensemble, en valeur absolue les personnes mourant de ces maladies chroniques a également progressé. En 1900, il y avait 201 morts de ces maladies sur 100.000 personnes, aujourd’hui il s’agit de 380. Ceci peut être en partie expliqué par la sédentarisation des modes de vies.

Ainsi, selon l’auteur de l’étude:

«Changer d’environnement et de conditions sociales peut augmenter la prédominance d’infections auparavant obscure (l’infection du myocarde, le cancer de la gorge et la maladie de la vache folle).»

La manière dont nous parlons des maladies a également évolué, note NEJM. En 1812 par exemple, la combustion spontanée était prise sérieusement par la communauté médicale.

Il y avait donc des débats afin de savoir comment quelqu’un pouvait être blessé par un boulet de canon proche (mais qui ne n’atteignait pas la personne). Selon les médecins de l'époque un boulet de canon, même s’il n’y avait aucun contact, pouvait briser des os, rendre aveugle ou même tuer. 

Delphine Dyèvre
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