Économie

La France, principal obstacle à une résolution de la crise de la zone euro

Temps de lecture : 2 min

Une pièce d'un euro. alf.melin via Flickr CC License by.
Une pièce d'un euro. alf.melin via Flickr CC License by.

La zone euro est au bord du gouffre et ce n’est pas le sommet européen prévu jeudi 28 juin qui devrait changer quelque chose à la donne. Du coup, chacun y va de son conseil et beaucoup critiquent la ligne d'Angela Merkel. Alors, est-ce la faute de l’Allemagne? Non, pour le Wall Street Journal, c’est la France qu’il faut blâmer.

Pour Simon Nixon, l’auteur de l’article, l’équation est simple. Ce n’est pas Angela Merkel et son refus des eurobonds qui est la source du blocage:

«Créer une union fiscale et bancaire sans une union politique revient à multiplier les erreurs originelles de la création de l'union monétaire. Et il y a un pays qui a historiquement dit non aux transferts de souveraineté qui pourraient remettre l’euro zone sur une voix stable: la France.»

Pour l’auteur, la France préfère une Europe intergouvernementale, qu’il juge obsolète, à une Europe fédérale, entraînant par le même coup la zone euro dans l'impasse. Nixon n’attends rien du sommet de jeudi, et conclut :

«M. Hollande a tort: le débat sur la souveraineté n’est pas une issue périphérique. (…) Et la France est le plus gros obstacle à une solution.»

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