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Google veut sauver les langues en voie de disparition

Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 21.06.2012 à 11 h 16

Capture d'écran de la carte des langues en danger sur Endangered Languages.

Capture d'écran de la carte des langues en danger sur Endangered Languages.

Qu’on le koro, le breton et le potawatomi en commun? Ce sont toutes les trois des langues menacées de disparition. D’après National Geographic, une langue meurt toutes les deux semaines. Et d’ici à 2050, près de la moitié des 7.000 langues parlées sur la terre vont disparaitre. Mais pas de panique, Google vient de lancer un projet visant à lutter contre ce phénomène, rapporte Mashable.

Le projet Langues en danger est donc né. C’est la branche philanthropique du moteur de recherche, Google.org, qui en a fait l’annonce le 20 juin.

En pratique, ce site dédié à la préservation de langues anciennes parlées par seulement quelques milliers de personnes contient des vidéos et une carte interactive des langues en danger. Chacune d’entre elles possède une fiche d’identité et il est possible pour les internautes d’uploader des échantillons relatifs à la langue: si la page du breton est pour l’instant vide, on peut écouter une chanson en Koro (en Polynésie), ou lire des manuscrits du XVIIIe siècle écrits en potawatomi, un dialecte natif américain.

Le principe du projet est expliqué dans une vidéo de présentation:

«En mettant ensemble des efforts indépendants qui viennent du monde entier, nous espérons effectuer des avancées importantes dans notre lutte contre la disparition des langues.  Nous espérons que vous vous joindrez à nous.»

Des partenaires universitaires

Le site référence un peu plus de 3.000 langues, soit un peu moins de la moitié des langues en danger répertoriées. 

Le projet est né il y a deux ans, explique The Globe and Mail, quand un groupe d’utilisateurs de Youtube ont approché Google sur le sujet. La firme, intéressée par le sujet, c’est alors mise à chercher des partenaires. Comme la firme l’explique sur son site:

«Google a joué un rôle dans le développement et le lancement de ce projet, mais sur le long terme, notre but est que les vrais experts qui travaillent dans le champ de la préservation des langues reprennent le flambeau.»

Dans quelques mois, Google donnera le contrôle du projet au First Peoples’ Heritage, Language & Culture Council (FPHLCC) et à l’université de Michigan Est. Ces derniers seront responsables de l’entretien et l’expansion du site. Google continuera à financer le projet.

Tracey Herbert, le directeur de la FPHLCC, est très heureux de l’opportunité:

«Cela nous donne l’opportunité d’être visible. Nous travaillons dans les coulisses et seulement une poignée de gens dans le monde sont intéressés par notre travail (…). [Ce projet va] apporter beaucoup d’attention au sujet. C’est comme dire "Hey, c’est important".»

Fabien Jannic-Cherbonnel
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