Monde

Naamen Meziche, djihadiste français lié au 11-Septembre, arrêté au Pakistan

Grégoire Fleurot, mis à jour le 20.06.2012 à 12 h 38

Les autorités pakistanaises ont arrêté un ressortissant français apparemment lié à un des cerveaux des attentats du 11-Septembre rapporte Associated Press ce mercredi 20 juin. Naamen Meziche a été capturé au cours d’un raid près de la frontière iranienne selon des sources officielles citées par l’agence de presse, qui n’ont pas spécifié la date exacte de l’opération. L’homme est actuellement interrogé par les services de renseignement pakistanais.

Selon le site américain spécialisé dans le renseignement The Long War Journal, Meziche, âgé d’un peu plus de 40 ans, est un Français d'origine algérienne qui a voyagé ces dernières années entre l'Europe et la région Iran-Pakistan-Afghanistan.

En octobre 2010, le Spiegel rapportait que Meziche était parmi les victimes potentielles d’une attaque de drone américaine au Pakistan. Selon un article de CNN de la même période et citant des sources du renseignement allemand, Meziche était un ami proche de Mohamed Atta, un des terroristes qui ont détourné le vol d’American Airlines 11 lors des attentats du 11-Septembre. Selon les mêmes sources, Meziche a notamment été en charge du recrutement pour al-Qaida à la mosquée Taiba en Allemagne.

L’AFP rapporte que Meziche est également un proche de Younis Al-Mauritani, un haut responsable d'al-Qaida qui avait été capturé au Pakistan en septembre 2011, mais qu’il «ne figure sur aucune des listes des responsables d'al-Qaida rendues publiques par le FBI ou le Trésor américain».

Associated Press précise que le Français ne semble pas avoir eu de rôle opérationnel dans les attentats du 11-Septembre. Néanmoins, l’agence de presse souligne que cette arrestation vient rappeler le rôle central du Pakistan dans la lutte contre al-Qaida à un moment où ses relations avec les Etats-Unis se détériorent:

«Le raid de la Navy américaine sur Abbottabad qui a tué Oussama Ben Laden l’année dernière a fait naître des interrogations autour de ce que savaient les forces de sécurité pakistanaises sur la présence du leader d’al-Qaida dans leur pays. Du côté pakistanais, le raid a fait enrager l’armée qui n’a pas été prévenue avant l’opération, et qui n’a rien pu faire après qu’elle a eu lieu.»

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
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