Culture

Harry Potter devient l'antéchrist dans un comic

Temps de lecture : 2 min

Frodo vs Harry JD Hancock via Flickr CC License by
Frodo vs Harry JD Hancock via Flickr CC License by

Harry Potter est l’antéchrist. C’est en tant que tel que le célèbre sorcier va apparaître dans le troisième comic de la trilogie d’Alan Moore, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, rapporte The Guardian.

Peu de détails ont fuité sur le comic-book nommé Century 2009, qui sera publié cette semaine aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, mais on sait déjà que le méchant s’inspirera d’Harry Potter.

Décrit comme le plus grand auteur de comics de notre époque, Alan Moore a notamment écrit V pour Vendetta et Watchmen (tous deux adaptés au cinéma). L’auteur est connu pour son ton satirique, ses références à la violence et au sexe.

Si le nom du célèbre sorcier n’est pas explicitement mentionné, les fans du héros à lunettes ne pourront s’empêcher de le reconnaître: les protagonistes du comic devront affronter le personnage (dont on ne connaît pas encore le nom), qui a été entraîné par un maître appelé Riddle, en référence à Tom Riddle, le nom de naissance de Voldemort.

Le personnage est décrit comme un sorcier portant une cicatrice. Moore fait aussi mention d’une école de magie desservie par un train dont le quai est caché derrière un mur invisible. Cela vous rappelle quelque chose?

Une critique a ne pas prendre au premier degré

Comme le note le Huffington Post, «la série fait figurer un ensemble de références culturelles qui vont du début du XXe siècle jusqu'à aujourd'hui, dont H.G. Wells, Jules Verne, The Rolling Stones et la série The Wire».

Pour Laura Sneddon, qui a écrit une critique de l’œuvre pour The Independent on Sunday, le but de Moore n’est cependant pas de critiquer l’œuvre de J.K. Rowling:

«Ne vous y trompez pas, le rusé Moore n’est pas du tout en train d’émettre un jugement sur un personnage par la création du méchant ultime de sa série –son choix d’antéchrist est plutôt un commentaire sur une dégradation perçue de notre société, à la fois dans notre monde et dans celui de la série.»

Pour la critique, qui a eu accès à l’œuvre en exclusivité, il faut éviter une lecture trop simpliste:

«Peut-être que les gens seront enclins à voir cela comme une attaque en règle contre le populaire Harry Potter, le décrivant comme une abomination diabolique qui a corrompu nos enfants et a annoncé la mort de la fiction pour enfant, mais c’est une lecture peu profonde d’une série complexe.»

Ce n’est pas la première fois que certains jugent qu’Harry Potter est mauvais. Des catholiques avaient affirmé que le personnage représentait le diable.

Fabien Jannic-Cherbonnel

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