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L'ecstasy déclarée sans risque au Canada

Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 15.06.2012 à 12 h 00

Untilted tanjila via Flickr CC License by

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On savait déjà que l’ecstasy n'avait pas d'effet nocif sur le cerveau. Cette semaine, un officiel canadien a annoncé aux médias canadiens que l’ecstasy pure n’était pas dangereuse pour la santé, rapporte CBS.

C'est le chef de la santé de la Colombie britannique, le Dr. Perry Kendall, qui a déclaré, jeudi 14 juin, que l’ecstasy et la MDMA étaient saines pour la consommation et qu’elles n’avaient sans doute pas de conséquences négatives sur la santé sur le long terme.

Mais attention cependant, si l’ecstasy semble ne pas poser problème, il y a une grosse différence entre cette drogue pure et celle que l’on peut acheter dans la rue. Le Dr. Perry Kendall développe cette idée:

«A moins que vous en obteniez d’un psychiatre dans le cadre d’un essai clinique légitime, aujourd’hui vous ne pouvez pas être certain de ce qu’il y a à l’intérieur, combien il y en a, ou si c’est tout simplement sain. Donc je dirais, comme je l’ai dit par le passé, n’en prenez pas.»

L'ecstasy non contrôlée reste un danger. L’Eden Festival en Grande-Bretagne a d’ailleurs lancé un appel contre une nouvelle sorte de drogue appelée «pink ecstasy». Celle-ci aurait provoqué de nombreuses morts dans le pays au cours des dernières semaines.

La légalisation comme solution

Pour Kendall, si l’ecstasy était légalisée, cela empêcherait le trafic et permettrait à l’Etat de réguler la vente de cette drogue. Le Canadien développe son point de vue dans une interview rapportée par The Globe and Mail:

«Si vous saviez qu’un dosage sain existait, vous pourriez être autorisez à acheter de l’ecstasy comme vous acheteriez de l’alcool dans une boutique régulée par le gouvernement.»

Le Canada est connu pour être plus tolérant que son voisin américain en matière de drogue. La ville de Vancouver débat actuellement de la dépénalisation de la marijuana, et l’ecstasy est proposée lors de tests cliniques visant à traiter la dépression.

Les études sur l'ecstasy ne datent pas d'hier. Comme le rappelle NPR, c’est David Nichols, un chercheur de l’université de Purdue, qui avait commencé des recherches sur le sujet dans les années 1980. Avant même que quiconque ait entendu parler de l’ecstasy.

Fabien Jannic-Cherbonnel
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