Monde

Les chiens à la Maison Blanche, un outil diplomatique insoupçonné

Delphine Dyèvre, mis à jour le 14.06.2012 à 17 h 59

Bo, le chien du président Obama, le 23 octobre 2010. REUTERS/Jason Reed

Bo, le chien du président Obama, le 23 octobre 2010. REUTERS/Jason Reed

Les animaux des présidents américains ont été les sujets de nombreux articles de presse. Il n’y a qu’à se souvenir de la présentation de Bo, le chien d’eau portugais d’Obama, à la presse en 2009. Pourtant, il n’existe aucune littérature sérieuse sur les animaux des présidents.

Pour pallier ce manque, la revue Political Science and Politics a analysé le pouvoir des animaux à la Maison Blanche mais également la manière stratégique dont les présidents peuvent les utiliser, au travers des différents articles qui ont pu leurs être consacrés.

Comme on peut le voir dans le graph ci-dessus, Bo est l’animal qui a eu le droit au plus d'articles, Socks, le chat de Bill Clinton dans les années 1990 n’est pas en reste, même s’il est derrière Millie, le chien de George Bush père (dans les années 1980).

Les chiens à la Maison Blanche auraient un rôle de diversion, contrairement aux chats, explique l'étude. Les chiens seraient ainsi plus souvent promenés au moment de conflits internationaux ou de scandales présidentiels, afin de jouer sur leur mignoncité auprès du public. Au contraire, ils ne sortent plus en période de crise économique afin de ne pas donner l’impression que le chef d’Etat est un privilégié. 

Le président Obama caressant son chien, Bo, le 15 mars 2012. REUTERS/Larry Downing
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