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Obama et Romney ne sont pas des Américains moyens, mais ce n’est pas très grave

Temps de lecture : 2 min

REUTERS/Chris Keane
REUTERS/Chris Keane

Les familles américaines moyennes ont gagné moins d’argent en 2010 qu’en 1990, selon la Fed. Un problème que n’ont pas les deux candidats à la présidentielle 2012.

Mitt Romney est un multimillionnaire qui voulait des ascenseurs pour sa voiture de luxe et dont l'épouse porte des chemisiers à 1.000 dollars pièce. Obama également, avant d’être président, était un intellectuel qui a vendu beaucoup de livres, et a été très populaire parmi les médias et les gens célèbres.

Autant dire que ce ne sont pas des Américains moyens. Mais cela ne devrait pas les handicaper pour l’élection, explique CNN. L’histoire le démontre: les Américains ne choisissent presque jamais un candidat aux origines moyennes.

A l'époque moderne, les électeurs ont tendance à voter pour des candidats qui présentent un mélange de charisme et de capacité à être un chef d'Etat. Souvent aussi, des candidats très politisés.
Par exemple, George W. Bush était propriétaire d’une équipe de baseball, sa famille était célèbre et riche grâce au pétrole. John F. Kennedy était l'héritier d'une famille de politique, riche et puissante. Ronald Reagan était acteur avant d’être gouverneur. Ce n’est pas une coïncidence: la plupart des anciens présidents viennent d’une classe sociale que l'on ne rencontre pas fréquemment dans la vie ordinaire.

Ni Romney ni Obama ne peuvent vraiment être considérés comme des hommes «normaux». La famille typique américaine a un revenu annuel de 50.000 dollars. Romney est à la tête de 250 millions de dollars et Obama possède au moins 8,3 millions de dollars.

Mais s’il ne faut pas être un Américain moyen, il faut tout de même être proche des Américains moyens: être «le gars avec qui on aimerait boire une bière». Les experts politiques disent qu'aujourd'hui, alors que règne l'obsession pour les stars de la télé-réalité, il est important de calquer son image sur celle des électeurs moyens.

Ceux-ci veulent un candidat qu’ils puissent admirer et dont ils puissent être fiers mais qui, en même temps, reste lié à eux d’une façon ou d'une autre (Bush et son amour du base-ball, par exemple).
C’est le bon mélange entre l’«icône» et l’«homme normal» qui devrait déterminer qui gagnera le vote de la très importante classe moyenne.

Andre Gayraud

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