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L’histoire se souviendra de Bill Gates, pas de Steve Jobs

Temps de lecture : 2 min

Bill Gates, l'ancien patron de Microsoft, le 30 janvier dernier. REUTERS/Suzanne Plunkett
Bill Gates, l'ancien patron de Microsoft, le 30 janvier dernier. REUTERS/Suzanne Plunkett

Dire ce dont nos descendants vont se souvenir, ou non, est un exercice périlleux. C’est pourtant le pari qu’a fait Malcolm Gladwell, l’auteur de Le point de bascule, lors d’une conférence dans la bibliothèque publique de Toronto, en affirmant que l’histoire se souviendrait plus de Bill Gates que de Steve Jobs, rapporte The Verge.

Selon Gladwell, l’amoralité (l’absence de sens moral lors de la prise de décision) est une caractéristique essentielle pour être un dirigeant qui a du succès. Il ajoute:

«Il n’y a pas de leaders moraux, s’ils étaient des leaders moraux ils ne seraient pas de grands businessmen».

Dans son dernier livre, Outliers, l’auteur a succès essayait déjà d’expliquer les facteurs qui séparent les personnes qui réussissent très bien des personnes à la réussite moyenne, explique CNN.

Bill Gates, comme Steve Jobs, en tant que chef de Microsoft pour l’un et d’Apple pour l’autre, ont été «des capitalistes sans pitié». Mais la différence, c’est que Bill Gates, une fois à la retraite, s’est détourné de ce comportement amoral en dépensant tout son argent dans des projets philanthropiques.

Depuis 1994, la fondation Bill & Melinda Gates a donné plus de 2,6 milliards de dollars (2,06 milliards d’euros) pour des œuvres de charité à travers le monde, précise CBS. Gladwell ajoute qu'il y aura des statues de lui dans les pays pauvres, notammeng parce que, «grâce à son argent, il y a une chance qu'on arrive à éradiquer la malaria».

Et c’est précisément pour cela que l’on se souviendra dans cinquante ans de Bill Gates, selon Gladwell, et non pas pour ce qu'il a fait avec Microsoft. Car, si aujourd’hui nous idéalisons les businessmen pour leur capacité à créer de la richesse, sur le long on se souvient davantage de leur impact sur le monde.

Durant la conférence il a également fait des commentaires peu flatteurs à propos de Steve Jobs:

«Toutes les idées qu’il a jamais eu sont venues de quelqu’un d’autre. Et il était le premier à le dire. Il s'attribuait le mérite de nombreuses choses. Il n’avait aucune honte. C'était un businessman et entrepreneur extraordinaire et brillant. Il faisait son auto-promotion a un niveau rarement égalé».

Delphine Dyèvre

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